Diables rouges : De Bruyne en sauveur mais les doutes persistent
Kevin De Bruyne a évité de peu aux Diables une remontée galloise embarrassante, lundi au Heysel. Mais à un an du Mondial, la fragilité de l'équipe belge inquiète.
- Publié le 10-06-2025 à 09h48
Avec les Diables de Rudi Garcia, c'est Halloween toute l'année. Après la victoire arrachée au retour en barrage contre l'Ukraine et la fin de match cochonnée en Macédoine, voici l'épisode III, le plus effrayant de tous : les montagnes russo-galloises du Heysel où le super-héros KDB sauve le Royaume à la fin.
Après 27 minutes, les supporters faisaient la fête et la ola après les buts de Lukaku, Tielemans puis Doku. Mais avec le niveau de la défense belge, il faudra apprendre à ne plus vendre la peau de l'ours avant le coup de sifflet final. Les Gallois sont revenus et tout le stade s'est mis à rire aussi jaune que les maillots des Diables.
Sans Meunier, sorti sur blessure au quart d'heure et remplacé au back droit par l'axial De Winter, la dernière ligne belge ne comptait ensemble que 48 caps lundi, 105 de moins que le seul Vertonghen, mis à l'honneur avant le coup d'envoi.
Debast, Faes, De Winter puis Theate, entré après la pause à gauche, ont tous fait peur. Comme si chaque attaque adverse, même désespérée, pouvait amener un but potentiel. Hollywood Boulevard en plein Bruxelles : entrez, tout est ouvert.
Heureusement, la rentrée est facile
On se demandait déjà comment on pourrait faire avec une telle défense au pays de Donald Trump mais on en vient presque à se demander si on réussira à se qualifier directement dans ce qui est le groupe qualificatif le plus facile de l'histoire du football belge.
De Brune a repoussé les doutes en offrant un scénario fou, même s'il aura du mal à rentrer dans la légende vu le sentiment persistant de gâchis lundi soir. Les Diables ont pris le maillot jaune du groupe en gagnant, en tout cas aux points perdus. Avant le voyage bucolique et inédit au Liechtenstein puis la réception du Kazakhstan en septembre, la Belgique devrait se donner de l'air.
Hollywood ? Non, les frères Dardenne
Mais le succès contre le Pays de Galles n'a pas du tout le même goût que la remontada face à l'Ukraine du mois de mars. Le doute est revenu et Garcia devra répondre à quelques questions. Son coaching a surpris, à Skopje vendredi et lundi à Bruxelles. Avec le pauvre Lukebakio comme symbole : entré à la pause, il est ressorti tête basse une petite demi-heure plus tard.
À un an de la Coupe du monde, le travail est immense pour Garcia. Il n'y aura pas toujours un super-héros pour sauver la nation dans un formidable happy end. Ça n'arrive qu'à Hollywood. Et lundi, la défense belge ressemblait plus au décor d'un film de frères Dardenne.