Les Belges veulent frapper un grand coup à l'Abu Dhabi Championship

- Publié le 16-01-2020 à 12h52
- Mis à jour le 16-01-2020 à 12h54

Le premier grand tournoi de l'année se dispute dans les sables du désert.
Premier grand tournoi de l'année, l'Abu Dhabi Championship prend son envol ce jeudi matin. Dotée de 7 millions de dollars de prize money, cette épreuve de l'European Tour réunit un plateau remarquable avec à la fois la plupart des stars du swing européen (hormis Rory McIlroy, Jon Rahm et Justin Rose) et quelques grandes pointures venues des États-Unis comme le n° 1 mondial Brooks Koepka.
Bref, il s'agira d'une pendaison de crémaillère passionnante pour un cru 2020 qui s'annonce très riche. Faut-il rappeler qu'en plus du calendrier habituel, les Jeux olympiques de Tokyo et la Ryder Cup sont au programme ?
Thomas Pieters, Thomas Detry et Nicolas Colsaerts abordent cette nouvelle saison avec de l'ambition plein le swing. Et ils espèrent, à l'unisson, frapper d'entrée un grand coup.
Le parcours de l'Abu Dhabi GC a, sur le papier, tout pour plaire à nos trois Mousquetaires des greens. Long, spectaculaire, souvent challenging, il correspond à un style de jeu offensif et moderne. "C'est l'un de mes parcours préférés", confirme Thomas Pieters qui y a déjà signé quelques très belles performances : 4e en 2015, 2e en 2016, 5e en 2018.
Après une année 2019 mi-figue mi-raisin, le joueur anversois, 27 ans, entend monter en puissance. Libéré du stress de l'organisation de son Belgian Knockout, il va pouvoir désormais se concentrer full-time à sa carrière de champion. Et on sait d'expérience que les années de Ryder Cup le motivent particulièrement. Son sourire et sa décontraction affichés à Abu Dhabi sont, en tout cas, de bons signaux.
Thomas Detry entend également passer un nouveau cap. Très brillant l'an passé, il n'a malheureusement pas réussi à soulever le trophée tant attendu. Aux yeux de la plupart des observateurs, ce sera pour cette nouvelle saison. "Techniquement, mon jeu est bien en place. En prime, j'ai accumulé beaucoup d'expérience. Il me reste à être un peu moins impatient et encore plus performant dans les moments importants, lorsque la victoire se décide", résume, très lucide, le Bruxellois.
Pour ce dernier, les objectifs sont clairs. "En 2020, j'espère gagner mon premier titre sur l'European Tour, entrer dans le top 100 mondial et disputer mon premier Grand Chelem", glisse-t-il, conscient que tout pourrait aller ensuite très vite.
Nicolas Colsaerts aborde aussi l'an neuf avec optimisme. Seul hic : il est arrivé aux Émirats avec une mauvaise grippe et une vilaine fièvre. Les antibiotiques l'ont, certes, remis sur pied mais il ne sera forcément pas dans sa meilleure forme, ce jeudi matin, sur le tee n° 1. "C'est dommage car chacun sait combien un bon début de saison est important pour la suite", nous explique son manager Vincent Borremans. Ceci dit, avec Colsaerts, tout est toujours possible. Et c'est souvent lorsqu'on s'y attend le moins qu'il signe ses plus grands exploits. Sa victoire à l'Open de France, en octobre dernier, en est la plus belle illustration.
La tournée du golf dans le Golfe !
Après Abu Dhabi, l'European Tour fera escale à Dubaï, en Arabie saoudite, à Oman et au Qatar.
Jusqu'au mois de mars, le grand chapiteau de l'European Tour va donc s'installer dans les pays du golfe Persique. Les stars du swing européen vont successivement chasser les birdies à Abu Dhabi, à Dubaï, en Arabie saoudite, au Sultanat d'Oman et au Qatar !
Ce calendrier est un vrai don du ciel pour le circuit européen qui est loin de rouler sur l'or ces temps-ci et qui, tôt ou tard, pourrait donc se faire manger par son puissant homologue américain. En attendant, grâce à la force des pétrodollars (17 millions de dollars distribués en cinq tournois) et à la volonté des pays arabes de se faire une place sur l'échiquier du golf, il tient toujours le cap.
Les joueurs apprécient, en tout cas, à leur juste valeur, cette tournée au Moyen-Orient. À cette époque de l'année, il n'y a pas meilleur endroit pour travailler son swing. Ciel bleu, 25 degrés, parcours manucurés, organisation parfaite : tous les paramètres sont au vert même si, la semaine dernière, d'improbables trombes d'eau ont inondé Dubaï sous le regard ahuri des autochtones qui n'avaient jamais vu ça !
Des voix alarmistes avaient annoncé des mesures de sécurité extrêmes autour des greens des Émirats suite au regain de tension géopolitique dans la région. On avait même évoqué la possible annulation de l'un ou l'autre tournoi ou le forfait des joueurs américains. Apparemment, il n'en est rien. C'est à peine si l'on remarque une présence sécuritaire plus importante qu'à l'habitude. Et les champions US annoncés sont bel et bien présents, à l'image de Brooks Koepka, tout auréolé de sa couronne de numéro un mondial. Sa partie avec l'Anglais Tommy Fleetwood et l'Irlandais Shane Lowry (tenant du titre) sera sûrement la plus suivie ce jeudi. Bryson DeChambeau et Patrick Cantlay, autres stars du PGA Tour, sont également présents.