Pliester, un transfert très réussi
Né il y a un peu plus de 22 ans, Valentin Pliester a croisé ses premiers sticks à Louvain, où son père évoluait également. Il y resta une dizaine d'années. "Mais il faut bien dire que l'école des jeunes de Louvain n'est pas le point fort du club", constata-t-il avant de rallier le Léo. Où il connut une période particulièrement faste.
- Publié le 10-03-2011 à 04h30
- Mis à jour le 10-03-2011 à 08h11

Entretien Né il y a un peu plus de 22 ans, Valentin Pliester a croisé ses premiers sticks à Louvain, où son père évoluait également. Il y resta une dizaine d'années. "Mais il faut bien dire que l'école des jeunes de Louvain n'est pas le point fort du club", constata-t-il avant de rallier le Léo. Où il connut une période particulièrement faste. "Nous avons gagné tout ce qu'il y avait à gagner. Je faisais partie d'une génération douée avec entre autres John-John Dohmen et Elliot Van Strydonck. A l'époque, j'avais pas mal le sens du but et je marquais beaucoup. J'étais aussi international avec les moins de 18 ans, mais en montant en moins de 21 ans, j'ai dû choisir entre le sport et les études. J'ai choisi les études, et je ne m'en plains pas, tant que je réussis en première sess..."
De fait, le voilà étudiant en sciences éco à Louvain-la-Neuve, après avoir passé un an à l'étranger. "Six mois en Hollande, six en Australie. Pour apprendre les langues, mais aussi pour... jouer au hockey, ce qui est une bonne manière de s'intégrer !"
Il y a deux ans et demi, il débarqua dans l'équipe première du Léo. Le grand saut... "Ce n'était pas si mal, j'ai tout de même marqué une dizaine de buts et disputé une demi-finale, mais la différence de niveau entre la division d'Honneur et le reste est de plus en plus impressionnant et... elle se creuse de saison en saison. La saison dernière, j'ai été victime d'une blessure, je me suis donc moins entraîné, mes présences en équipe fanion se sont raréfiées, d'où un moins grand enthousiasme à s'entraîner... Je ne m'amusais plus. Bref, j'étais dans une spirale négative et il fallait la casser", se souvient-il.
Et pour cela, il a trouvé la recette miracle : un transfert au Beerschot, chez les "cousins anversois" du Léo. "Les relations entre les deux clubs ont toujours été bonnes. N'oublions pas que notre président actuel a fait l'essentiel de sa carrière au Beerschot. Mais il ne faut pas se leurrer : une fois qu'on est sur le terrain, on oublie tout. Le dernier match entre les deux équipes, lors du week-end de reprise, a même été assez tendu. Par contre, j'ai toujours bien aimé le Beerschot, et j'avais d'excellents contacts avec les jumeaux Peeters ou avec Verhoeven" (NdlR : le gardien réserve). De sorte que le transfert a été rondement mené...
Valentin Pliester ne l'a pas encore regretté une seconde : "Le Bee est parti dans un chouette projet de rajeunissement des cadres, avec un coach, Dennis Dijkshoorn, qui tire le meilleur de chaque joueur. J'ai retrouvé le plaisir de jouer et mon niveau s'améliore. On forme un véritable groupe, sur le terrain et en dehors."
Dimanche prochain, les Ours recevront les Canards waterlootis, qu'ils ont battus à l'aller à Argenteuil. "Je me souviens que nous étions menés 2-0 et que nous n'étions nulle part. Puis nous les avons fait douter et ils se sont énervés. Ce sera un match qui vaudra la peine. Nous savons que nous pouvons ennuyer n'importe quelle équipe de division d'Honneur, mais sur le long terme, notre place n'est pas dans le Top 4. Nous serions déjà bien contents d'éviter les ennuis."
Ses ambitions au hockey sont modérées. L'équipe nationale, ce n'est pas pour lui et il le sait. Ça ne lui manque d'ailleurs pas trop. "Je peux encore progresser sur le plan physique. Ce n'est pas au Beerschot qu'on s'entraîne le plus, mais la session du jeudi dure quand même trois heures. Notre coach vient de 's-Hertogenbosch et nous avons aussi des Gantois dans l'équipe, donc nous essayons de limiter les déplacements." Le Bee, club le plus écolo de Belgique ?
