Un enrichissant appel des sirènes
Pingouin depuis toujours, Nicolas Dumont a émigré à Argenteuil et s'en félicite.
- Publié le 13-10-2011 à 07h03

Entretien La description pourrait sortir du fameux "Questions pour un champion" : "Né à Uccle mais habitant à Nivelles depuis toujours, j'ai parcouru toutes les équipes nationales de jeunes et j'ai même tâté de l'équipe A élargie lors du Champions Challenge à Salta, en Argentine. Blessé à quatre reprises aux ischiojambiers la saison dernière, je n'ai joué qu'une petite moitié des matches et lorsque mon équipe a explosé j'ai répondu à l'appel des sirènes de Waterloo..." Les plus experts auront déjà buzzé depuis longtemps en s'écriant "Nicolas Dumont". Pour les autres, voici l'occasion de faire connaissance avec un des transferts les plus réussis de l'entre-saison.
Car ils étaient nombreux à avoir jeté leur dévolu sur ce longiligne étudiant en sciences de gestion à Louvain-la-Neuve. Le Racing et Louvain, entre autres, étaient sur la balle. Il fallait choisir, ce qui n'était pas forcément évident. "Ce fut Waterloo. Non pas seulement pour une question de proximité, mais parce que je connaissais bien les joueurs et que je savais que je m'intégrerais facilement. Je ne l'ai pas encore regretté une seconde. On apprend énormément au contact de joueurs comme Van den Balck, Luycx, Dohmen ou Chouchou De Saedeleer. Et travailler sous la direction de Pascal Kina est très motivant. Il est très clair et ne doit pas répéter deux fois ce qu'il dit. On l'entend beaucoup, mais ce n'est pas plus mal ! Vu le nombre élevé d'internationaux dans le groupe, il vaut mieux avoir un coach qui se fait respecter."
La saison dernière, le Pingouin n'avait grappillé que quatre points, mais ses anciens joueurs ne manquent pas de succès ailleurs. Alors, que s'est-il passé ? "C'était un peu la saison du "juste trop peu". Michel Van den Boer voulait un transfert dans chaque ligne, il ne les a pas eus. On était onze joueurs de base, c'était trop peu quand il y avait des blessés. Et comme j'ai passé moi-même la moitié de la saison à l'infirmerie... Du temps de Gilardi nous avions été deuxièmes à la trêve en DH. Mais la politique du club a changé, c'est un peu dommage."
Le Waterloo Ducks a en tout cas annoncé la couleur cette saison, avec un noyau 100 % belge. "Je pense personnellement que si les joueurs ont du potentiel, il n'est pas nécessaire de les faire venir de loin. Cela facilite l'intégration. D'ailleurs, malgré tous les nouveaux transferts, le groupe s'est formé très vite et on a l'impression de jouer depuis un an ou deux ensemble."
Avec seulement deux nuls concédés depuis le début de la saison et de loin la meilleure défense du pays (7 buts encaissés), les Canards sont aussi meneurs virtuels aux points perdus. Et ce malgré l'absence depuis trois semaines de John-John Dohmen puis Chouchou De Saedeleer. "Notre noyau est tout de même assez large, même si c'est sûr qu'on sera contents de les voir revenir. Je crois que nous avons le potentiel pour viser la première place du championnat régulier, même si la concurrence ne manque pas. En fait, les tests décisifs arrivement maintenant, avec des matches à domicile contre Louvain et le Dragons, entrecoupés d'un déplacement au Brax."
Ses objectifs à court terme ? La Coupe d'Europe des U21 cet été en Hollande, puis essayer de rejoindre le groupe élargi des Red Lions après les JO. "Je n'envisage pas de consacrer ma vie entièrement au hockey, mes études sont importantes aussi. Mais jouer à un haut niveau, oui, ça m'intéresse. Sinon, je n'aurais pas opté pour un transfert à Waterloo."
