Corradini, serial buteur au septième ciel
Si l'an passé, Lucas Rossi avait insufflé un vent de victoires au Léo, un autre Argentin a déjà frappé les esprits cette saison. Deux bonnes raisons qui confortent les dirigeants dans leur choix de s'ouvrir aux joueurs du monde entier afin d'être en adéquation avec le hockey moderne.
- Publié le 20-10-2011 à 04h15
- Mis à jour le 20-10-2011 à 08h17

Le partage entre le Watducks et Louvain offrait une belle occasion au Braxgata, au Léopold ou encore à l'Héraklès de se relancer dans la course au Top 4. Encore fallait-il en profiter ! Du trio, seul le Léopold ne s'est pas couché. En abattant son atout, il a mystifié la concurrence. Si l'an passé, Lucas Rossi avait insufflé un vent de victoires à l'avenue Dupuich, un autre Argentin a déjà frappé les esprits cette saison. Deux bonnes raisons qui confortent les dirigeants dans leur choix de s'ouvrir aux joueurs du monde entier afin d'être en adéquation avec le hockey moderne.
Agus Corradini a inscrit dimanche la bagatelle de sept buts consécutifs sur pc. Durant la pause, le prodige argentin pouvait déjà se targuer d'avoir signé un véritable hat-trick. Il réalisa une performance encore plus époustouflante en inscrivant quatre autres buts en 16 minutes. "Je me sentais dans un bon jour", souligne l'ex-joueur du Wellington tout heureux d'apprendre que ses anciennes couleurs avaient défait 7-0 le Saint-Georges. "J'avais déjà marqué à quatre reprises lors d'une même rencontre en Argentine."
En réussite extrême, il nous a livré son secret sur pc. "J'avais demandé la veille à Mika (Van Cutsem) de visionner le gardien de l'Héraklès. Juste avant la rencontre, j'ai insisté auprès de Bob Maroye pour qu'il me donne des indications sur la manière de frapper mes pc. Tous deux ont ri avec moi après le match. Moi, j'ai essayé de varier mes angles."
Et tant pis pour l'infortuné Amaury Timmermans qui n'oubliera jamais ce maudit dimanche d'octobre 2011.
Qu'un même joueur alimente le marquoir à sept reprises d'affilée sur pc dans la division reine reste un exploit inégalé. En fouillant çà et là des archives, un joueur de l'Ombrage avait déjà connu une telle réussite en Nationale 3A. Agus Corradini fêtait ses 4 ans lorsqu'Olivier De Coster avait planté sept roses à l'Argos. Ayant découvert avec amusement dimanche dernier la performance de Corradini, Olivier De Coster, âgé de 44 ans, se souvient de ce 11 décembre 1988. "Nous recevions l'Argos sur notre astro tout neuf. Avec mon cousin, nous nous trouvions les yeux fermés sur le terrain. Je me souviens que le journaliste de l'époque restait incrédule lorsqu'il avait appelé le bar pour prendre connaissance des buteurs."
Vingt-trois ans plus tard, Agus Corradini a donc placé son nom au-dessus de celui d'Olivier De Coster en accomplissant cette prouesse en DH. "Je ne m'intéresse pas à ce genre de performances individuelles", tranche l'Argentin qui a retrouvé de belles sensations au Léopold.
Transféré durant le dernier mercato à quelques encablures de son ancien club, Agus Corradini a très vite trouvé ses marques dans les travées du prestigieux complexe sportif ucclois. "J'ai l'impression que je joue ici depuis toujours, s'enflamme-t-il. Tout le monde m'a accueilli chaleureusement."
Sportivement, ce transfert s'imposait de lui-même pour ce joueur doué. Il a pourtant traversé une période de doute vite dissipée par son ami Rossi. "Il a achevé de me convaincre", avoue le serial buteur. Depuis tout petit, nous jouons ensemble en équipes jeunes en Argentine. Nous avons grandi ensemble. Nous avons aussi fêté un titre en U21. Il m'a toujours parlé positivement du Léo."
Néanmoins, le maître à jouer de la saison dernière n'a jamais foulé la même moitié de pelouse que Corradini en Belgique. Lorsque l'un jouait à l'Orée ou au Léopold, l'autre renforçait le Wellington. Le destin avait enfin décidé de les réunir dans un même noyau avant que le coach national argentin n'en décide autrement.
"Il a interdit à ses internationaux de jouer à l'étranger avant l'échéance olympique. Lucas a décidé de rentrer au pays tandis que, moi, j'ai fait une croix sur mes prétentions en équipe nationale. Je ne regrette rien car j'ai privilégié mon boulot, mon club et ma vie en Belgique. En plus, j'ai atterri dans un club qui nourrit de grandes ambitions sportives. Je regrette juste le manque de régularité de nos performances. Nous sommes capables de battre le Racing le samedi et de perdre le lendemain contre l'Antwerp."
Longtemps décrié pour son manque d'efficacité sur pc, le Léo a répondu de la meilleure des manières
