Philippe Goldberg, un clubman range son stick

C'est une icône du hockey qui a pris sa retraite de joueur au Beerschot. Après pas moins de 19 saisons en équipe première, Philippe Goldberg range le stick. Entretien en cinq étapes de ce véritable clubman aux 202 sélections en équipe nationale.

Jérôme Robyns
Philippe Goldberg, un clubman range son stick
©Philippe Demaret

C'est une icône du hockey qui a pris sa retraite de joueur au Beerschot. Après pas moins de 19 saisons en équipe première, Philippe Goldberg range le stick. Entretien en cinq étapes de ce véritable clubman aux 202 sélections en équipe nationale.

1. Début à 15 ans. "J'ai débuté le hockey à 5 ans et en équipe première à 15 ans (NdlR : lors de la saison 1993-1994). J'ai toujours joué avec mon frère John (qui arrête également sa carrière). C'est vraiment un plaisir de partager tous ces moments avec lui. On s'entend très bien sur et en dehors du terrain. Mon père et ma mère viennent aussi du Beerschot. C'est un club très familial que j'ai vu évoluer au fil de temps."

2. La coupe en 2006. "La victoire en coupe de Belgique en 2006 est mon plus beau souvenir avec mon club. Après avoir écarté le Dragons en demi-finale, nous avons battu le Léopold en finale. Mon père effectuait son dernier match comme coach principal, c'était le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire. De plus, cela nous qualifiait pour la coupe d'Europe A (NdlR : à Madrid en 2007, le Beerschot termina 7e)."

3. Manchester, 2007. "La qualification pour les Jeux Olympiques contre l'Allemagne à Manchester en 2007 restera un moment magique dans ma carrière. D'autant plus après la désillusion de Madrid en 2004. Participer aux JO était un rêve. Ma participation à Pékin en 2008 fut l'apothéose de ma carrière."

4. Le dernier match. "Après 19 saisons au plus haut niveau au Beerschot, j'ai décidé d'arrêter. Ce dernier match fut une véritable réussite, tant au niveau du score (9-1) que de l'ambiance. C'est gai de terminer là-dessus. J'ai donné beaucoup pour ce club mais en comparaison de ce que cela m'apporte, c'est un réel bonheur. J'ai toujours joué au Beerschot et je ne le regrette pas. J'ai eu d'autres propositions dans ma carrière mais je suis resté. Cela m'a permis d'être ce que je suis."

5. L'avenir : le coaching "Je vais me consacrer entièrement au coaching. J'ai un contrat plein temps avec la fédération jusqu'à l'été 2014. Je serai en charge des espoirs garçons (U21) et assisterai Marc Lammers chez les Red Lions. Je ne me voyais pas entraîner le Beerschot directement. Peut-être dans les prochaines années. Mais contrairement à ma carrière de joueur, je suis ouvert à d'autres propositions dans d'autres clubs."

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