Red Lions: éviter l'excès de confiance
Si le championnat de Belgique s'est déroulé en deux fois deux mois cette saison, c'est en grande partie pour pouvoir permettre à notre équipe nationale de participer au 2e tour de la World League, première étape vers la Coupe du monde 2014 à La Haye.
- Publié le 06-05-2013 à 04h30
- Mis à jour le 06-05-2013 à 07h56
Si le championnat de Belgique s'est déroulé en deux fois deux mois cette saison, c'est en grande partie pour pouvoir permettre à notre équipe nationale de participer au 2e tour de la World League, première étape vers la Coupe du monde 2014 à La Haye.
Alors que les 8 premières nations mondiales sont d'office qualifiées pour le 3e tour, qui aura lieu le mois prochain, pour partie à Rotterdam, pour partie ensuite en Malaisie, la Belgique n'est "que" 9e mondiale et doit donc se farcir une ennuyeuse formalité, heureusement pas loin de chez elle, dans le cadre enchanteur de Saint-Germain-en-Laye, en banlieue parisienne.
Le règlement de l'épreuve, plutôt abscons, stipule que seront qualifiés les vainqueurs des quatre groupes (il y en a 3 autres), de même que les trois meilleurs seconds. Or, ceux-ci sont calculés sur base du classement mondial, ce qui signifie qu'en cas de 2e place nos compatriotes seront automatiquement qualifiés. Ce qui n'est pas le cas de leurs adversaires. En d'autres termes, les équipes n'auront pas les mêmes droits au cours de cette épreuve. La FIH n'a visiblement pas réfléchi aux magouilles qu'un pareil système peut provoquer !
Pas de risque que cela arrive avec les Belges qui viennent là pour gagner tous leurs matches (cf. ci-dessous). Leurs principaux concurrents devraient être la France, qui évolue devant son public et a conscience de jouer pour son avenir. Tom Genestet et Lucas Sevestre, qui évoluent chez nous à Louvain, seront les régionaux de l'étape tandis qu'Olivier Sanchez (Daring) et Mickaël Kempf (Racing) font aussi partie de la sélection. Mais aussi le Canada, chez qui le maître à jouer Rob Short a enfin pris sa retraite. Les Canadiens n'ont jamais été des génies du hockey mais leur jeu physique peut décontenancer. Ni la vieillissante Pologne, à qui les Lions viennent de mettre 17 buts en 2 matches, ni la médiocre Ecosse que l'on vit récemment à Waterloo donner la leçon à nos Lionceaux (avec Wei Adams du Pingouin et Iain Scholefield, ex-Uccle), ni le Portugal, véritable Cendrillon de l'épreuve avec sa 50e place mondiale, ne devraient poser de problèmes insurmontables.
