Le top mondial n'est pas loin pour les Red Foxes
Alors que la Coupe du monde approche à grand pas, l'équipe nationale dames a arraché une victoire méritée face à l'Australie après avoir connu trois courtes défaites. Un bilan positif pour leur coach Quentin Noël, qui fait le point à seize jours de la compétition la plus importante de l'année. Entretien.
- Publié le 18-01-2015 à 21h44
- Mis à jour le 19-01-2015 à 07h21

Alors que la Coupe du monde approche à grand pas, l'équipe nationale dames a arraché une victoire méritée face à l'Australie après avoir connu trois courtes défaites. Un bilan positif pour leur coach Quentin Noël, qui fait le point à seize jours de la compétition la plus importante de l'année.
Quel est votre sentiment à l'issue de ce Trinations ?
Avec une victoire, le bilan du tournoi est meilleur que l'année passée. Le Trinations nous a aussi permis de nous jauger face à la Biélorussie qui est 4e mondiale et que nous ne connaissions pas. Nous avons eu parfois du mal à suivre le rythme, mais il faut apprendre à enchaîner les matchs. C'est ce qui nous attend à la Coupe du monde, et il s'agira de ne pas avoir de jour sans, sinon on va le payer cash. Le point positif, c'est que nous avons réussi à être dangereux en attaque et à marquer des goals.
Nous manquons de temps de préparation pour que tout soit parfait, mais je suis satisfait de nos prestations.
Comment se déroule cette préparation ? On a parfois l'impression que la Fédération ne vous soutient pas beaucoup…
Deux personnes ont été désignées au sein de la fédération pour nous accompagner, et je peux vous dire qu'elles ont beaucoup travaillé. Il y a un bon dialogue, nos demandes sont prises en compte. C'est certain que la fédération ne sait pas nous soutenir comme pour l'extérieur, mais pour la Coupe du monde, nous avons tout ce dont nous avons besoin.
Les joueuses ont également répondu présent ?
Nous ne pouvions pas sélectionner de Red Panthers, donc nous avons fait une première sélection élargie. Malheureusement, il y a des filles qui ont dû refuser pour des raisons professionnelles ou parce qu'elles avaient des examens. Effectivement, la sélection actuelle est réduite, mais toutes celles qui sont ici connaissent bien le jeu en salle et savent jouer dans les petites espaces, jouer en un temps, etc. L'avantage d'avoir un petit groupe, c'est que les liens se forment très rapidement et cela crée une bonne ambiance. On a une bonne base avec toutes des joueuses qui ont au moins déjà disputé un tournoi international.
Il reste un peu plus de deux semaines avant la compétition. Quel est le programme jusque-là ?
La semaine prochaine sera allégée avant de s'y mettre réellement. Nous allons beaucoup travailler le week-end prochain et celui juste avant le tournoi. Nous allons nous concentrer sur la finition en attaque et sur la phase de p.c., qui peut vraiment faire la différence.
Des entraînements en semaine sont programmés et nous allons aussi disputer deux matchs amicaux face à Lambersart et une équipe masculine belge. Nous ne voulons pas trop charger le programme pour arriver frais physiquement.
Avec quels objectifs ?
On serait très heureux d'un Top 8, mais honnêtement un Top 10 serait déjà une très belle performance. Il y aura certainement des équipes trop fortes pour nous, des matchs difficiles. Le but est de gagner de l'expérience. J'aimerais que l'équipe franchisse un cap à la fin du tournoi pour pouvoir se maintenir en Coupe d'Europe A l'année prochaine, ce qui est très important.
Un top dix pour une première Coupe du monde, c'est réaliste ?
En quatre ans, nous avons passé beaucoup d'étapes rapidement. Les joueuses progressent et appliquent bien les tactiques mises en place. Je pense qu'on sera loin d'être ridicule.