Arthur De Sloover croit encore à la folle remontée des siens
Le libéro anversois veut poursuivre sur la lancée du premier succès du Bee.
- Publié le 18-02-2016 à 06h56
- Mis à jour le 19-02-2016 à 18h02

A 18 ans, Arthur De Sloover est l'un des grands espoirs du hockey belge. Formé au Saint-Georges (il y joua entre autres avec Vitali Kholopov), il a déménagé au Beerschot il y a deux saisons. Avec, jusqu'ici, un succès mitigé puisque les Ours ont dû batailler ferme la saison dernière pour assurer un maintien qui semblait bien compromis, avant d'être plongés cette saison dans les tréfonds du classement. Avec seulement trois matches nuls pour tout potage, la situation semblait sans espoir mais le succès de dimanche dernier contre le Watducks a ranimé la flamme.
"Quand je suis arrivé, le Bee venait de terminer cinquième et de rater le play-off d'un fifrelin. J'y connaissais déjà des joueurs, notamment Stanley Verhoeven qui jouait en sélections nationales avec moi, le terrain a la réputation d'être le meilleur de Belgique, j'y ai aussi de la famille… Je ne voulais pas non plus me brûler et viser trop haut, ce que je visais c'était du temps de jeu. Alors, je crois que c'était le bon choix."
Avec sa facilité d'élocution, le Courtraisien ne manque pas de faire penser à son illustre aîné du Dragons, Van Doren, avec lequel il partage un prénom. "C'est un peu mon modèle, il ne rate jamais rien. Sinon, au niveau des attaquants, j'ai eu beaucoup de difficultés à contrer Cédric Charlier, qui est à la fois très technique et rapide."
Voici donc le Beerschot revenu à cinq points du maintien. Mais personne ne s'attend à ce que Louvain continue à moisir en fin de classement. "Nous ne sommes encore nulle part, il faut impérativement confirmer ce succès dans les prochaines semaines. Et pour commencer, dimanche prochain au Pingouin. Mais ce ne sera pas un match facile. Nous aurons peut-être davantage la balle que contre le Watducks, mais sur leur terrain et devant leur chaud public, les Nivellois sont toujours difficiles à jouer."
Un stage bénéfique
Ceux qui ont vu le match de dimanche dernier se demandent par contre ce que le Bee fait à la dernière place du classement. "Tout le monde nous dit la même chose. Nous avons tout de même eu beaucoup de blessés cette saison, un moment donné il y avait trois défenseurs blessés à la fois et ceux qui les ont remplacés se sont blessés à leur tour ! Pas étonnant qu'on ait encaissé trop de buts. De plus, nous éprouvons des difficultés à marquer et jusqu'à ce que Jérôme Saeys commence à tirer les pc, ceux-ci ne rentraient pas. Et la balle a rarement roulé pour nous. Souvent nous avons craqué dans les dix dernières minutes." Notamment à l'Héraklès, lors de la sixième journée, où les Mauves menaient 1-4 à un quart d'heure de la fin avant de se faire rejoindre.
Et puis, il y a eu ce stage hivernal à Malaga pour se remettre les idées en place. "Nous avons bien travaillé en défense et nous savions que nous étions prêts. Contre le Watducks, nous n'avons pas lâché grand-chose. Dorénavant, nous allons jouer quelques finales, comme le dit notre coach. Le Bee s'est déjà sorti souvent par le passé de situations périlleuses."
Hockeyeur depuis ses 4 ans et ayant été international chez les jeunes depuis les U15, Arthur a aussi une tête bien faite. "J'étudie les sciences éco à Anvers. Je sais qu'il sera difficile de vivre de mon sport, alors j'accorde de l'importance à mes études. Pour l'instant je n'ai pas trop de problèmes à tout cumuler, mais je me suis aussi installé dans la Métropole et j'ai une voiture. Je suis à dix minutes du Bee et à vingt du Brax où ont lieu les entraînements juniors. Quand j'habitais encore à Courtrai, ce sont mes parents qui me conduisaient. Je leur dois une fière chandelle." Il est vrai que toute la famille joue au hockey et qu'Alix Gerniers, récente Stick d'or féminine, est une cousine.
Ses objectifs pour la fin de saison ? "Etre épargné par les blessures et assurer le maintien du Bee." Avec sans doute, en toile de fond, la Coupe du monde des U21, en décembre prochain en Inde.Jean-François Jourdain