Hockey: De Greve-Geens, la jeune génération de coachs belges a pris le pouvoir avec réussite
- Publié le 29-10-2017 à 09h15
- Mis à jour le 29-10-2017 à 09h20

Ce Léopold-Watducks est un vrai sommet sur le terrain et au bord.DH messieurs La 8e journée de championnat propose encore un match au sommet qui concerne le Watducks. Les Waterlootois ont déjà battu leur dauphin de l'Orée (2-4) il y a trois semaines. Le week-end dernier, ils ont maté le Racing (2-5) qui était en seconde place. Dimanche, ils espèrent achever ce triptyque en prenant le large par rapport à leur nouveau poursuivant direct, le Léopold.
Si ces deux mastodontes de la Division d'Honneur ont calé lors de la première journée, ils ont, tous deux, eu le bon goût de redresser la tête. Les deux matricules présentent une autre similitude. Les deux présidents ont remis les rênes de leur équipe entre les mains d'un jeune coach belge.
Au Watducks, Xavier De Greve, 35 ans, avait succédé au pied levé à Shane McLeod lorsque celui-ci était parti en octobre 2015 au chevet des Red Lions. Au Léo, Robin Geens, 37 ans, a été intronisé dans des conditions plus classiques vu qu'il a pris le relais de John Bessell parti au Daring à l'entre-saison.
Ils sont jeunes et belges. Ils connaissent une belle réussite. Ils sont promis à un bel avenir.
Avant ce duel au sommet, ils se sont livrés avec un point commun encore : leur très haute ambition.
Aviez-vous prévu que ce Watducks-Léopold soit un match au sommet ?
Xavier De Greve : Oui, le Léo a récupéré de grosses pointures. Manu Brunet fait beaucoup de bien. Dans l'entrejeu, Cuvelier et Thiéry sont top sans oublier Zimmer qui est précieux. Derrière, Jo. Verdussen a l'expérience. Le Léo aligne une très bonne équipe. L'équipe a aussi un bon back droit français.
Robin Geens : Oui. Nous espérions le Top 4. Cette 2e place n'était pas attendue. Un Watducks-Léo restera toujours un sommet même si nous sommes hors du Top 4. L'engagement est toujours total.
Etes-vous surpris par le niveau des performances de votre adversaire ?
X.D.G. : Je m'attendais à les voir dans le Top 4, mais pas si vite. Je pensais que le Léo aurait besoin de plus de temps pour développer des automatismes. Robin connaissait déjà bien l'équipe. C'est une belle surprise.
R.G. : Non, le Watducks est une équipe bien équilibrée qui a recruté des joueurs de qualité. Cette équipe est bien structurée.
Quel est le joueur adverse qui mérite une attention particulière ?
X.D.G. : Brunet (sans hésiter). Il est capable de changer le système. Sans instruction de l'entraîneur, il peut changer le schéma. Il est à gauche, à droite, en haut et en bas. Il retrouve son niveau des trois premières années au Daring. Au niveau tactique, je ne me focalise jamais sur un homme. Je me contente de soulever des points importants.
R.G. : Gougnard. Il faudra contenir son élan. Le danger peut venir de plusieurs joueurs. Je ne mettrai rien de précis pour le contenir. Je n'ai aucun plan anti-Gougnard.
Quel sera votre visage tactique dimanche ?
X.D.G. : Il sera le même que chaque week-end. Nous mettrons l'accent sur notre jeu défensif afin de ne pas encaisser trop tôt, ce qui nous obligerait à courir derrière le score. Nous devrons trouver les solutions pour sortir de défense. Ensuite, je sais que nous aurons des occasions à l'avant. Notre moyenne de goals marqués est très bonne.
R.G. : Je respecterai mon plan sans être focus sur l'adversaire. Notre jeu est performant. Trop analyser l'adversaire n'est pas toujours porteur. Nous jouerons avec nos qualités.
Vous êtes tous les deux de jeunes entraîneurs belges. Avez-vous enfin lancé un mouvement ?
X.D.G. : Il y a aussi les Goldberg et Reckinger. J'espère que nous mettons en valeur le savoir-faire belge en matière de coaching. J'espère surtout que l'ARBH nous voit.
R.G. : Nous n'avons pas lancé un mouvement. Nous incarnons la réussite d'un processus lancé il y a quelques années. Nous avons progressé aux côtés de grands entraîneurs comme McLeod, Bessell ou Kina. Les jeunes coachs belges s'affirment. Ils sont jeunes, ambitieux, curieux et déterminés.
Si le secrétaire général de l'ARBH, Serge Pilet, vous appelle demain pour évoquer la succession de Shane McLeod en 2020, vous répondez…
X.D.G. : Je viendrai discuter avec plaisir. C'est dans mes ambitions. Je prends plein d'expérience. Pourquoi ne pas coacher au plus haut niveau avec Robin, Phil, John ou Xa. Nous sommes potes.
R.G. : Je l'écouterai bien sûr. Je ne refuserais pas de rejoindre son staff car cela n'empiéterait pas sur mon boulot au Léo.