Sifflet d'Or 2018: quatre questions au Lauréat, Noé Benhaiem
- Publié le 29-10-2018 à 11h14
- Mis à jour le 29-10-2018 à 11h15

Noé Benhaiem a remporté avec une avenue d'avance le trophée du Sifflet d'Or, devant Sébastien Duterme et Grégory Uyttenhove. L'Everois de 36 ans fut très surpris en apprenant la nouvelle ce dimanche midi.
Etonné de recevoir ce Trophée ?
J'arbitre pour le plaisir, je fais chaque match hyper-sérieusement. J'ai été étonné d'être désigné pour une demi-finale la saison passée. Etonné quand on m'a demandé de siffler la finale. Et oui, étonné de recevoir ce trophée.
Il y a de meilleurs arbitres que vous ?
Chacun a ses qualités et ses défauts. Oui, il y a mieux que moi ! Mon défaut, c'est que je suis trop vieux. J'ai 36 ans et je pense qu'une partie de ma carrière est derrière moi. Il y a des jeunes qui arrivent et qui sont très prometteurs. Oui, siffler à Paris en 2024 (NDLR : Benhaiem est Français), ce serait un rêve, mais c'est trop tard ; j'ai été contacté mais c'aurait été trop compliqué ; j'ai un boulot en Belgique et puis la France a un championnat mois performant qu'en Belgique.
Arbitrer pour se faire houspiller chaque dimanche, c'est dur ?
Je ne sais pas si c'est prétentieux de le dire : je me fais moins engueuler qu'on peut le penser. Mes modèles, ce sont les deux Vincent Loos et Close. Je suis dans le dialogue avec les joueurs et j'ai rarement eu des frictions. Je trouve que cela a diminué ces derniers temps.
Faites-vous des fautes en arbitrant ?
Oui. Oui, je fais des fautes. Mais je discute beaucoup avec les joueurs : je leur explique que j'ai vu les choses comme ça et ça enlève 80% de la pression. Bon, pas 15 fois sur le match. Oui, il faut être humble et se remettre en question à chaque fois. Je regarde les vidéos après les rencontres et je me travaille là-dessus.