Antoine Kina, le Red Lions le mieux placé pour vivre une année de rêve: "Je me trouve unique"
Depuis 2015, les Red Lions ont toujours remporté une médaille lors des plus grands événements planétaires.

- Publié le 28-01-2021 à 13h16
- Mis à jour le 04-02-2021 à 15h00

Plusieurs défis de taille se dressent dans les sept prochains mois : Euro et JO sans oublier la… Division d'Honneur. Un Lion sort de la troupe : Antoine Kina. Avec son profil atypique à plus d'un titre. Ce Gantois évolue à des dizaines de kilomètres du sacro-saint axe Anvers-Bruxelles. "Je ne suis pas favorisé, commence-t-il. Je me farcis des kilomètres pour rejoindre les lieux d'entraînement."
D'ailleurs, il est le seul Red à porter le maillot rayé bleu et blanc. Cette saison, son club figure en pole position pour le titre de champion de Belgique, ce qui pourrait lui offrir un triplé historique en 2021. Il serait le Red Lion le plus titré de l'année.
À 25 ans, le fils de Pascal Kina a grandi dans un cocon particulier. Guidé par son papa, il a dû se construire loin des géants que sont le Dragons, le Léopold ou le Wat-ducks même s'il a un peu joué à Waterloo. "Être le seul Gantois n'est pas simple. J'ai une vision de jeu assez particulière. Mon style est différent. Ma mentalité aussi. Je me trouve unique. Chez les Red Lions, les gars du Dragons peuvent parler de tactique de club entre eux. Moi, je n'ai personne. C'est dommage. J'aurais beaucoup à partager."
Son tempérament volcanique lui a déjà joué des tours. Il n'est pas un match de Division d'Honneur sans que ses adversaires ne cherchent à le pousser à bout. Il traîne cette réputation de joueur à cartes. Ses 7 vertes en 13 matchs l'attestent. Il n'est pas rare qu'il se frotte verbalement avec un de ses rivaux qu'il retrouve à ses côtés en équipe nationale.
"Ma gestion des émotions n'est pas encore parfaite. Je dois me calmer. Je progresse à ce niveau. Mes vertes montrent que je chauffe vite. L'absence de jaune démontre que je me calme tout aussi vite. Je sais que les autres Red Lions essayent de me sortir de mon match en championnat. Ils me cherchent. La semaine avant le match, ils m'envoient déjà des messages. Cela ne me touche pas. J'y puise même une certaine forme d'énergie. Après la rencontre, on en rit et c'est fini."
Avec son fort caractère, Antoine Kina, comme son père, fait partie de ces personnalités en or qui ne se dévoilent pas tout de suite. Il faut un peu creuser pour prendre la mesure de la valeur du personnage. Il a d'emblée trouvé sa place chez les Reds, mais il a eu besoin de temps pour être totalement intégré.
" Je sens que l'équipe me respecte. Entrer dans l'équipe est facile. En faire partie n'est pas si facile. Je suis un gars introverti en dehors du terrain. Je me sens de mieux en mieux avec les gars. À table, je suis beaucoup plus ouvert. Je ne suis plus vu comme un petit jeune. J'ai 25 ans."
Pour lui, un stage de trois semaines à Las Palmas s'avère précieux. Il développe ses connexions avec les joueurs et tisse des relations avec ses coéquipiers. Il veut des titres. Il veut aussi être exemplaire.
Cette exemplarité a toujours été une obsession de… Pascal Kina. L'ancien entraîneur des Red Panthers est un sanguin comme son fils. Un passionné surtout.
Les deux hommes carburent à l'envie. "Mon papa est resté le même durant toutes ces années. Je dois presque tout à mon père. Je parle beaucoup avec lui. Il me comprend. Il me conseille. Notre relation est franche."