Les Red Panthers ont fêté leur qualification : "Frites, hamburgers, champagne et petit verre au bar"
Ambre Ballenghien et les Red Panthers ont un peu fêté leur qualification olympique en attendant la fiesta de samedi soir.

- Publié le 19-01-2024 à 23h23
- Mis à jour le 20-01-2024 à 08h39

Dans le magnifique hall du SH Valencia Palace, la routine des Red Panthers avait déjà repris son cours vendredi matin, mais les sourires ne quittaient pas les visages. Les Belges ont mis fin à une attente de 12 ans. Douze longues années écartées de la famille olympique.
Même si, jeudi soir, elles se sont un peu écartées de la vie ascétique des athlètes de haut niveau, elles attendent samedi soir pour faire la grosse fiesta à Valence. Retour sur les 24 dernières heures de la vie des Red Panthers.
Ambre Ballenghien, comment s'est passé votre premier réveil dans la peau d'une joueuse qualifiée pour les JO ?
Je ne réalise pas. Je suis contente. Depuis le jour où nous avons manqué la qualification en Chine en 2019, nous parlons de cet instant. Mais, quel stress ! Quand la Grande-Bretagne revient à 3-2 à trois minutes et 40 secondes de la fin, j'ai repensé au passé. Puis, le coup de sifflet sonne comme une délivrance. On saute dans tous les sens. On s'embrasse. Les larmes coulent. Nous sommes si heureuses. On répétait : 'On l'a fait ! On va aux Jeux'. Nous avons rejoint nos familles en premier. Eux, ils sont là tout le temps. Ils voient la fatigue, les moments de doute, les trajets,… Cette émotion, tu veux la partager avec tout le monde.
Après deux heures de câlins et de pleurs, vous avez pris le car en direction de l'hôtel…
Au stade, nous avons commencé ces fameux 5 % de célébration. Tout le reste de notre parcours se vit dans l'ombre lors des entraînements. C'est pour cette raison que ces 5 % doivent exister. Nous avons profité de chaque seconde en équipe. Nous ne pouvions pas encore faire la grande fête, mais on a décompressé. Dans le bus, nous avons chanté "Les Champs-Élysées" de Joe Dassin et d'autres chansons. Quand nous sommes arrivées à l'hôtel, nous sommes passées à table. On nous avait préparé des hamburgers et des frites. Cela faisait longtemps que nous mangions des pâtes tous les jours. J'en pouvais plus. Nous avons aussi pris un ou deux verres de champagne. Puis, avec quelques filles, nous sommes descendues au bar pour revivre le moment et partager nos histoires du jour. Nous sommes remontées dans nos chambres avant 23 heures.
Samedi, la soirée sera moins sage…
Nous ferons une grosse fête. C'est clair. Nous bossons très durement depuis l'été. Il faut s'amuser quand on le peut. Moi, je n'ai presque pas bu d'alcool depuis l'été dernier. J'ai hâte de faire la fête.
Avez-vous trouvé le sommeil assez vite ?
Non, dans la chambre, j'ai commencé à lire tous les messages reçus sur Insta, sur Facebook ou via WhatsApp. Les proches et les fans qui te suivent te donnent tant d'énergie. Puis, je voulais voir un maximum de photos publiées sur les réseaux. Ces moments sont si magiques. On veut en profiter encore et encore. J'ai passé quelques coups de fil aussi. Puis, le réveil était doux. J'ai lu des articles de presse. Ma maman adore tout conserver.
A tête (à demi-)reposée, que signifie cette qualification olympique ?
Quelques filles ont déjà vécu un tournoi olympique. Moi, je vais le découvrir. Je vivais pour ce rêve. Combien de stages, d'entraînements, de séances de fitness n'ai-je pas dû faire depuis mes 12 ans pour vivre cette émotion aujourd'hui ? La vie d'une athlète n'est pas toujours facile, mais nous sommes des passionnées. Nous rêvons. Là, le rêve est devenu réalité. Je ne le réalise pas encore.
Votre avenir à court terme se poursuit ce samedi à Valence avec cette finale…
Je pensais déjà au match hier (lisez : jeudi). Je veux le gagner. Les deux équipes ont décompressé. Nous étions en mission ici pour nous qualifier. Cette finale ressemble à un match de gala, mais un match qu'on a vraiment très envie de gagner. Nous voudrons nous amuser sur ce terrain."
Avez-vous une idée de vos grandes échéances d'ici Paris ?
Je vais d'abord prendre une à deux semaines pour récupérer. La tête et le corps en ont besoin. Puis, on reprendra le travail physique pour grignoter ces pourcents en plus. A la balle, nous bosserons nos connexions offensives pour prendre 10 pourcents en plus. En mars, nous disputerons deux matchs contre la France sur le terrain olympique. On a hâte. Nous serons occupées avec le championnat. Ensuite, nous utiliserons la Pro League qui nous mènera déjà en juillet.
Comment trouverez-vous l'équilibre entre l'émerveillement à Paris et l'ambition de ramener une médaille ?
J'y ai beaucoup réfléchi. A Londres, les anciennes étaient contentes d'être là. A Paris, nous serons très ambitieuses. Performer reste notre volonté première. Nous voudrons aussi profiter du moment. Se promener dans le village et croiser un Djokovic ou un Neymar n'est pas à la portée de tout le monde. Moi, je regarde beaucoup de documentaires sportifs. Je lis beaucoup. Je veux me nourrir de ces grands sportifs pour m'aider à mieux prester.