David Van Rysselberghe ne veut pas jeter l'éponge: "Prêt pour un nouveau défi"
David Van Rysselberghe ne sera pas prolongé au Braxgata.

- Publié le 07-01-2021 à 08h10
- Mis à jour le 07-01-2021 à 21h39

À Boom, une page s'apprête à se tourner en fin de saison. La direction du Braxgata a décidé de ne pas prolonger son gardien, David Van Rysselberghe, présent au club depuis quatre ans. L'ancien international belge a appris la nouvelle lors d'un rendez-vous avec la direction le 21 décembre. "Ils m'ont annoncé qu'ils allaient miser sur un gardien plus jeune que moi à l'avenir", nous explique celui qui vient de fêter ses 34 ans. "Ce n'est jamais drôle de se retrouver du jour au lendemain sans réel futur, mais le Braxgata a été très correct avec moi. Avant l'arrivée du Covid, en début d'année 2020, je pensais aller au bout de mon contrat (NdlR : qui prend fin cet été) pour ensuite arrêter. Quand nous avons entamé la nouvelle saison, je me suis dit que cela me tenterait bien de rester une saison de plus au club plutôt que de trouver un nouveau challenge. Mais c'est peut-être finalement le bon moment de me lancer dans un nouveau projet."
Des souvenirs et des amitiés
Malgré la fin de son aventure actée, Van Rysselberghe ne compte pas se laisser aller durant les prochains play-down. "Je ne sais pas du tout si le club compte me faire jouer ou non d'ici la fin de saison", avance celui qui a été touché par le Covid-19 en début de saison. "Personnellement, je continuerai à donner le maximum de mon côté. Je vais peut-être attaquer mes derniers mois en tant que joueur et si c'est le cas, je veux finir de la meilleure des façons sans décevoir ni le club ni mes coéquipiers."
Arrivé du côté de Boom lors de l'été 2017, l'ancien Oréen a découvert une réelle famille au Braxgata. Il laissera derrière lui des amitiés qui devraient perdurer dans les années à venir. "Je partirai avec d'excellents souvenirs et avec pas mal d'amitiés", sourit Van Rysselberghe. "Dès que mon transfert au Braxgata avait été officialisé, je me rappelle avoir reçu plusieurs sympathiques messages de félicitations de futurs coéquipiers. Dès le premier jour au club, on m'a accueilli de manière chaleureuse. Sur le terrain, j'ai directement été agréablement surpris de l'intensité des entraînements. Malheureusement, avec la crise sanitaire, je n'ai pas pu profiter au maximum de ce groupe cette dernière saison…"
Joueur ou coach ?
Une crise sanitaire qui handicape les joueurs souhaitant se recaser dans un autre club. C'est le cas pour David Van Rysselberghe qui ne sait pas de quoi son avenir sera fait. "Ce n'est pas encore clair à 100 % dans ma tête, avance-t-il. Je pourrais décider de me challenger et d'ainsi pouvoir réaliser une vingtième saison au plus haut niveau. Pour cela, il faut trouver un club intéressé. Je ne vais pas prendre mon téléphone pour appeler les clubs et leur dire que je suis disponible car ce n'est pas dans ma mentalité. Mais si on m'appelle, j'écouterai toutes les propositions. Pleins de projets pourraient m'intéresser, même en Nationale 1 ou Nationale 2."
Si le gardien ne ferme la porte à aucun club, il n'exclut pas non plus une fin de carrière dès cet été. "Je pourrais ranger mes guêtres et devenir coach d'une équipe masculine ou féminine", explique celui qui a les diplômes requis et qui a une expérience de dix ans dans le coaching. "Je prendrai ma décision après mûre réflexion et en fonction des possibilités. Si jouer au hockey au plus haut niveau est passionnant, c'est aussi usant. Je n'ai pas envie de prendre place dans le goal trop longtemps non plus, je compte bien devenir coach dans un futur pas trop lointain."
Entre frères
Si son avenir est encore flou, le Bruxellois jette un regard plus que positif sur son passé. "À mes débuts, je n'aurais jamais cru que j'allais pouvoir jouer dix-neuf saisons", conclut Van Rysselberghe. "Il y aura de l'émotion le jour où j'arrêterai ma carrière, mais on sait tous que cela va arriver un jour. J'ai beaucoup de fierté d'avoir défendu le goal de l'Orée durant six saisons puis celui du Beerschot durant neuf ans et celui du Braxgata pendant quatre ans. Je suis aussi fier d'avoir pu partager le terrain et le vestiaire durant douze saisons avec mon frère, Michel. Chaque épreuve que j'ai rencontrée dans le hockey m'a fait devenir ce que je suis en tant qu'homme. Ma carrière a eu une influence sur mon caractère, le hockey m'a fait évoluer dans ma vie privée."