Stefan au nom du fils

Stefan a connu le week-end le plus animé de sa vie. Un week-end qui débuta vendredi midi, lorsque, dare-dare, il dut conduire Kelly, sa compagne, en attente d'un heureux événement. Direction la clinique Virgajesse à Hasselt. Le petit Liam annoncé depuis le début du mois commençait à trouver le temps long et décida de pousser son premier cri en début de soirée.

René Boonen
Stefan au nom du fils
©belga

NAMUR Stefan a connu le week-end le plus animé de sa vie. Un week-end qui débuta vendredi midi, lorsque, dare-dare, il dut conduire Kelly, sa compagne, en attente d'un heureux événement. Direction la clinique Virgajesse à Hasselt. Le petit Liam annoncé depuis le début du mois commençait à trouver le temps long et décida de pousser son premier cri en début de soirée.

"Tout s'est très bien passé et le sentiment d'impuissance qui m'animait à la clinique s'est vite mué en émotion. Lorsque Liam (53 cm et 3,760 kg, pour être précis) a pleuré pour la première fois, j'ai aussi fondu en larmes. C'est un moment magique, tout à fait indescriptible. Avec Kelly nous avons longuement hésité pour trouvé le prénom entre Trulli, Rusty et Liam."

Stefan a tenu parole

Stefan Everts qui éprouva bien du mal à quitter la maternité pour rejoindre le circuit, se jura le soir même d'offrir à son fils une victoire sur les hauteurs de la Citadelle. Et il a tenu parole...

Il ne fallut guère attendre longtemps (2e tour) pour voir notre compatriote passer Ramon, auteur du holeshot, et s'installer confortablement en tête de la première manche.

Soutenu par un public entièrement voué à sa cause, Everts nous offrit une véritable démonstration, d'autant qu'au sixième tour, Pichon glissa au Châlet du Monument et se retrouva relégué à la 7e place.

Avec une rare facilité

Plus rien ni personne ne vint contrarier la progression du Limbourgeois qui s'imposa avec une rare facilité. Pichon, lui, tenta de limiter la casse et termina à la 4e place, au prix d'une remontée spectaculaire.

Il ne restait plus qu'à Everts de contenir les vélléités de ses rivaux directs et de gérer sa course en deuxième manche. Ce qu'il fit à merveille en faisant l'intérieur à Pichon (le plus rapide à s'élancer) pour s'installer à nouveau au commandement.

La clameur qui salua sa manoeuvre avait jailli du bois et se répercuta sur l'Esplanade lorsque Stefan s'y présenta. Mais, trop sûr de lui, sans doute, le pilote Yamaha s'offrit, à son tour, un billet de parterre et se retrouva en 4e position. Pas de quoi inquiéter notre homme qui, après quelques tours d'observation, prit la mesure de Strijbos.

Blotti à la 3e place et donc leader virtuel du Grand Prix, il ne prit plus le moindre risque, d'autant que Coppins, parti à la poursuite de Pichon, était inaccessible.

Un grand moment...

Everts s'imposait donc pour la 6e fois sur le circuit mythique de Namur et signait, par la même occasion, sa sixième victoire de la saison.

"Je viens de vivre le week-end le plus émouvant de ma vie! Je suis papa et je m'impose à Namur, sur le parcours qui me plaît le plus. Je suis un homme comblé. Maintenant que le Grand Prix de Wallonie est terminé, je vais songer à faire la fête. Je suis heureux que le prochain rendez-vous ne soit fixé que dans trois semaines. Je vais m'accorder quelques jours de congé pour les passer avec Kelly et Liam qui m'ont terriblement manqué à Namur. Car, pour le moment, je n'arrive toujours pas à réaliser ce qui m'arrive..."

Qu'importe, les 23.500 spectateurs (28 pour le week-end) répartis sur le site de la Citadelle l'avaient compris pour lui et avaient réalisé qu'ils venaient de vivre un grand moment...

© Les Sports 2004

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