Sébastien Loeb en coup de vent

La pluie, le brouillard et la boue n'ont pas facilité la tâche des concurrents lors des reconnaissances du Rallye de Turquie, 7e manche du Mondial démarrant ce matin sans François Duval. Des conditions difficiles que Sébastien Loeb, incontestable leader du championnat avec quatre succès dont les trois derniers en date, ne voit pas nécessairement d'un mauvais oeil.

Olivier de Wilde

La pluie, le brouillard et la boue n'ont pas facilité la tâche des concurrents lors des reconnaissances du Rallye de Turquie, 7e manche du Mondial démarrant ce matin sans François Duval.

Des conditions difficiles que Sébastien Loeb, incontestable leader du championnat avec quatre succès dont les trois derniers en date, ne voit pas nécessairement d'un mauvais oeil. "Avec toute l'humidité présente, il y aura nettement moins de poussière, et cela réduira le handicap du balayage lors de la première étape où j'ouvrirai la route sur 90 km", estime, à juste titre, un Alsacien comptant déjà onze unités d'avance sur Solberg et Martin. "Si la boue est toujours là, je pourrais même être avantagé."

Le champion du monde n'a toutefois pas besoin de cela. Depuis qu'il a retrouvé des pneus Michelin à la hauteur des performances de sa Xsara WRC, ses adversaires ont vraiment du mal à le suivre. Et pourtant, s'ils veulent se relancer dans la course au titre, Petter Solberg (Subaru Impreza WRC) et Marcus Grönholm (Peugeot 307 WRC) doivent répliquer de suite, Gardemeister (Ford Focus WRC) et Markko Martin (307 WRC) se contentant sans doute à nouveau de jouer la carte de la régularité, à défaut de pouvoir pour l'instant viser mieux. Reste à savoir si les Pirelli, déjà en deçà sur l'asphalte, auront retrouvé le niveau de grip et de résistance de leurs rivaux français qui, comme en F 1, font actuellement la différence sur tous les terrains.

En état de grâce depuis son incroyable remontée du Mexique, "Seb" sera ce week-end très pressé d'en finir. Dès l'arrivée franchie, dimanche peu après midi, le pilote n°1 de Citroën évitera la conférence de presse (il a demandé une dérogation), sautera dans un avion privé et volera en direction du Mans afin de participer aux préliminaires des 24 Heures prolongés spécialement pour lui jusqu'à 19h afin qu'il puisse découvrir sur le grand tracé la Pescarolo-Judd qu'il partagera, dans quinze jours, avec ses compatriotes Ayari et Hélary. Si Citroën veut être représenté en salle de presse après-demain, il faudra donc compter sur le revenant Carlos Sainz. Après avoir loupé ses adieux en Australie suite à un accident en reconnaissances le contraignant à déclarer forfait pour ce qui aurait dû être son dernier rallye, le "Matador" aura ici une occasion rêvée de mieux tirer sa révérence. "Je suis certain qu'il va bien marcher", clame l'un de ses plus grands fans... François Duval, puni depuis sa gaffe chypriote. "Sa position de départ sera idéale. Et il a déjà gagné ici voici deux ans. Je le vois bien finir sur le podium." Et offrir à la marque aux chevrons les gros points qu'elle attendait du Belge pour revenir dans le sillage de Peugeot...

© Les Sports 2005

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