Le laboratoire de Gand prépare un nouveau test
Le laboratoire de contrôle du dopage de Gand a reçu une aide de 118000 $ de l'Agence mondiale antidopage pour le développement d'un test de testostérone. Celui-ci devrait permettre de déceler dans l'urine les traces de testostérone et d'hormones administrées aux sportifs, et ce sur une période plus longue, selon le professeur Frans Delbeke, à la tête du laboratoire.
- Publié le 12-10-2005 à 00h00
Le laboratoire de contrôle du dopage de Gand a reçu une aide de 118000 $ de l'Agence mondiale antidopage pour le développement d'un test de testostérone. Celui-ci devrait permettre de déceler dans l'urine les traces de testostérone et d'hormones administrées aux sportifs, et ce sur une période plus longue, selon le professeur Frans Delbeke, à la tête du laboratoire. Celui-ci travaille à ce projet avec un autre laboratoire basé à Cologne.
La tâche est complexe car des hormones comme la testostérone sont fabriquées par le corps humain et se retrouvent naturellement dans l'urine. Il y a dopage à partir du moment où le taux de testostérone ou d'une autre hormone présente dans l'urine dépasse une certaine limite fixée par les laboratoires antidopage. Frans Delbeke se demande si les laboratoires travaillent actuellement avec les bonnes limites, même s'il reconnaît que les tests pratiqués aujourd'hui sont fiables. Le grand problème des méthodes actuelles est le court laps de temps où la détection d'hormones administrées est possible.
Trois ans de recherche
"Nous avons observé que certaines des hormones fabriquées par le corps humain produisent des déchets spécifiques. Nous voulons examiner ces déchets et voir ce qu'il leur arrive quand une hormone est administrée artificiellement. Est-ce que leur quantité et leur concentration augmentent? Il se pourrait bien que ces déchets nous donnent de bien meilleures indications que les éléments avec lesquels nous travaillons actuellement. Si notre projet réussit, nous pourrons prouver l'ajout artificiel d'hormones dans le corps, et ce longtemps après leur administration", selon le scientifique.
La recherche, qui va durer trois ans, doit déboucher sur des tests antidopage utilisables, entre autres, pour la testostérone, la DHEA, l'androstendion et l'androstendiol.
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