L'identification, un phénomène universel

Afin d'avoir une meilleure compréhension du processus d'identification, nous avons contacté Philippe Godin, professeur de psychologie du sport à l'UCL.

S.L.
L'identification, un phénomène universel
©BELGA

Afin d'avoir une meilleure compréhension du processus d'identification, nous avons contacté Philippe Godin, professeur de psychologie du sport à l'UCL.

Saive et Henin, porteurs d'espoirs

Et celui-ci explique que "tout être humain est génétiquement prédisposé au processus d'identification. Nous avons, en effet, un besoin de nous identifier à un modèle. Ce processus peut engendrer des conséquences positives ou négatives . Dans le cas du sport, le milieu scolaire et familial accentue ce phénomène. En effet, dans un environnement favorable à la pratique du sport, l'enfant sera stimulé et l'accent sera mis sur ses caractéristiques particulières . L'envie de s'affilier à un club apparaîtra naturellement chez le jeune athlète".

de poursuivre et de préciser...

"Le processus repose, toutefois, sur un modèle auquel l'individu se sent comparable. En effet, on peut, par exemple, constater que la Belgique connaît peu de basketteurs professionnels, car ces sportifs sont souvent afro-américains ou est-européens. Les jeunes auront, dans ce cas-là, plus de mal à s'identifier. Ce phénomène commun à tous les jeunes est accéléré par la médiatisation des sportifs qui apparaissent dans les journaux et magazines. C'est le cas pour Jean-Michel Saive, Justine Henin, Kim Clijsters, Kim Gevaert et Tia Hellebaut qui ont montré aux jeunes que réussir dans le sport est accessible à tout qui s'en donne la peine."

Le professeur Godin dit, par ailleurs, que "lorsque la personne quitte le milieu sportif, on observe l'effet contraire".

Sera-ce vrai en athlétisme ?

(st.)

© La Libre Belgique 2008

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