Une identité retrouvée ?

C'est aujourd'hui que s'élance la 34e édition du Dakar depuis Lima. Pour la première fois, le Dakar commencera d'emblée par les choses sérieuses avec le désert péruvien dès le deuxième jour.

Philippe Janssens
Une identité retrouvée ?
©afp

C'est aujourd'hui que s'élance la 34e édition du Dakar depuis Lima. Pour la première fois, le Dakar commencera d'emblée par les choses sérieuses avec le désert péruvien dès le deuxième jour. Ancien concurrent moto, ancien enduriste également, David Castera, directeur sportif de l'épreuve, s'ingénie chaque année à construire un parcours difficile, exigeant et reflétant l'esprit extrême du Dakar tout en permettant aussi aux pilotes de prendre le maximum de plaisir.

David, le Dakar se dispute sur deux semaines, mais combien de temps faut-il pour sa préparation ?

Le Dakar est un travail de tous les jours durant l'année. Cela va même au-delà puisque notre feuille de route prévoit que, en amont du Dakar en cours, nous avons déjà défini les pays hôtes du Dakar suivant et la localisation de la journée de repos. Une fois que le Dakar 2013 sera terminé, nous attaquerons immédiatement le tracé des étapes pour une présentation des villes étapes aux alentours du mois de mars. En construisant le Dakar 2014, nous pensons aussi à celui de 2015

Quelles sont les contraintes, les lignes directrices pour la désignation des villes étapes ? Faites-vous appel à candidatures comme pour les villes étapes du Tour de France ?

Des contraintes, il y en a une très importante qui ne nous permet pas d'opérer comme le Tour de France : la proximité d'un aéroport. Au Chili, par exemple, pays tout en longueur, on peut y prévoir des étapes différentes, mais on ne peut pas varier les villes étapes car la longue bande chilienne dispose seulement de quatre aéroports. Les villes sont demandeuses, mais la négociation se déroule surtout vis-à-vis des Etats et des provinces. Il peut se produire qu'un Etat veuille mettre une région en avant, nous regardons la faisabilité et les contraintes techniques et logistiques.

Malgré le concours des locaux, on imagine qu'en traçant à partir de cartes satellites, vous devez rencontrer quelques surprises sur le terrain ?

Absolument ! Cette année encore, nous avons tracé une étape en altitude. Nous y sommes arrivés, mais à partir de Google Earth en traçant virtuellement, j'ai dû partir dans un délire, nous nous sommes retrouvés bloqués à 3 800 mètres d'altitude Nous sommes allés chercher de l'assistance en marchant durant 9 heures !

Un dernier mot sur la qualité du parcours. On entend certaines critiques affirmer que le Dakar sud-américain n'est pas à la hauteur du Dakar africain…

Il y a des différences, c'est certain ! Pour en avoir le cœur net, il faut demander aux concurrents ce qu'ils en pensent. Personnellement, en effectuant les reconnaissances et en connaissant chaque parcours, je peux vous dire qu'il est aussi compliqué qu'un Dakar africain ! La découverte du Pérou, l'an dernier, nous a ouvert de nouveaux horizons avec des dunes vraiment très similaires à ce qu'on trouve en Mauritanie. C'est assurément différent, mais la compétition reste tout autant très dure.


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