Qui est cet opposant au président Erdogan qui est parvenu à lui arracher Istanbul?

M. Imamoglu était le candidat commun des partis d'opposition CHP (social-démocrate) et Iyi (droite). Portrait.

H. Le. (avec AFP)
Turkey's main opposition Republican People's Party (CHP) mayoral candidate for Istanbul Ekrem Imamoglu (R) waves as he visits the spice bazaar of Istanbul during his political campaign on March 12, 2019. - Turkey will hold local elections on March 31, 2019. (Photo by Ozan KOSE / AFP)
Turkey's main opposition Republican People's Party (CHP) mayoral candidate for Istanbul Ekrem Imamoglu (R) waves as he visits the spice bazaar of Istanbul during his political campaign on March 12, 2019. - Turkey will hold local elections on March 31, 2019. (Photo by Ozan KOSE / AFP) ©AFP

M. Imamoglu était le candidat commun des partis d'opposition CHP (social-démocrate) et Iyi (droite). Portrait.Avec ses lunettes rectangulaires, son flegme et ses chemises blanches boutonnées jusqu'au col, Ekrem Imamoglu, 49 ans, opposant au président turc Recep Tayyip Erdogan, est parvenu à arracher Istanbul à l'issue d'âpres élections locales.

Né en 1970 à Trabzon (nord-est), sur les bords de la mer Noire, M. Imamoglu a étudié l'administration des affaires à l'Université d'Istanbul, avant de décrocher un master en management, selon sa biographie officielle. Il travaille pour l'entreprise de construction familiale avant de se lancer en politique il y a une dizaine d'années sous la bannière du CHP (social-démocrate). En 2014, il est élu maire de Beylikduzu, un district d'Istanbul.

M. Imamoglu partage avec le président Erdogan une passion pour le football, sport qu'il a pratiqué au niveau amateur avant d'intégrer la direction du club de sa ville natale, Trabzonspor.

Contrastant avec la rhétorique brutale de M. Erdogan pendant la campagne, M. Imamoglu a offert un visage plus rassembleur, promettant ainsi lundi, en revendiquant la victoire à Istanbul, qu'il serait "le maire de tous", y compris de ceux qui ont voté contre lui. En s'imposant à Istanbul, M. Imamoglu prend la main sur la mairie de la ville la plus riche et la plus peuplée de Turquie, un poste qui pourrait faire de lui l'un des opposants les plus en vue et les plus dangereux pour M. Erdogan qui sait le marchepied que peut constituer ce poste, lui qui a d'ailleurs débuté sa carrière politique nationale à partir de cette mairie stambouliote.

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