Suspension d'audience suite à incident entre avocats

Le président de la Cour d'assises a suspendu les débats jeudi vers 14H20 en raison d'un incident entre deux avocats à l'occasion du témoignage de M. Connerotte. Me Attout, avocat de Michel Nihoul, a dit, à l'occasion d'une question au témoin, que Me Georges-Henri Beauthier, conseil de Laetitia Delhez, était alors l'avocat de M. Connerotte qui faisait alors l'objet d'une enquête à la cour d'appel de Liège.

BELGA

Le président de la Cour d'assises a suspendu les débats jeudi vers 14H20 en raison d'un incident entre deux avocats à l'occasion du témoignage de M. Connerotte. Me Attout, avocat de Michel Nihoul, a dit, à l'occasion d'une question au témoin, que Me Georges-Henri Beauthier, conseil de Laetitia Delhez, était alors l'avocat de M. Connerotte qui faisait alors l'objet d'une enquête à la cour d'appel de Liège. Me Beauthier n'a pas accepté et a demandé la convocation du bâtonnier d'Arlon. Le président a alors suspendu la séance.

Entendu jeudi après-midi, Jean-Marc Connerotte, a précisé qu'il n'avait jamais été au courant des tenants et aboutissants des «soi-disant menaces » qui lui ont valu la protection rapprochée que la gendarmerie lui avait imposée. Il a précisé qu'une personne, dont il ne veut pas citer le nom, mais dont il ne doute pas de la bonne foi, a dit que «cette manipulation avait été orchestrée par la hiérarchie de la gendarmerie pour me surveiller et me mettre sous cloche ».

Interrogé sur d'éventuels blocages ou pressions pendant son instruction, M. Connerotte a précisé que 18 heures de travail par jour, trois nuits blanches et le manque de moyens en hommes lorsqu'on en réclame, peuvent être assimilés à une forme de pression.