Le bras de fer entre les étudiants FGTB et les hautes sphères ulbistes

Ce lundi, le conseil d'administration de l'Université libre de Bruxelles (ULB) s'est réuni en séance extraordinaire. L'objet de la rencontre : l'adoption d'un plan de réformes des statuts et des instances internes, proposé par un groupe de travail. "Soucieuse de répondre plus efficacement aux nouveaux défis que doit relever une institution d'enseignement supérieur, l'ULB a entamé en mars 2012 une réflexion sur sa gouvernance , nous expose-t-on dans les rangs de l'unif. Ce travail débouche aujourd'hui sur un projet de réforme."

Al. D.

Projet de réforme

C

e lundi, le conseil d'administration de l'Université libre de Bruxelles (ULB) s'est réuni en séance extraordinaire. L'objet de la rencontre : l'adoption d'un plan de réformes des statuts et des instances internes, proposé par un groupe de travail. "Soucieuse de répondre plus efficacement aux nouveaux défis que doit relever une institution d'enseignement supérieur, l'ULB a entamé en mars 2012 une réflexion sur sa gouvernance , nous expose-t-on dans les rangs de l'unif. Ce travail débouche aujourd'hui sur un projet de réforme."

Mais pourquoi donc cette réforme ? "La structure organisationnelle de l'ULB date de 1970. Plus de quarante ans plus tard, force est de constater que l'Université s'est considérablement développée et que ses structures ne lui permettent plus de gérer aussi efficacement 24 000 étudiants et plus de 8 000 chercheurs et membres du personnel."

Ainsi, les pistes à l'étude proposent d'abandonner la forme pléthorique du CA. Ce dernier serait composé de 20 membres, dont 20 % d'étudiants, et se chargerait des missions de gestion. Un conseil académique de 26 membres serait créé pour la politique académique.

"Une telle scission du CA en deux organes constitue un bouleversement des rapports de force en faveur du camp du recteur, ce qui lui ouvre une voie royale pour faire passer toutes les mesures antisociales ou de censure qu'il lui plaira" , ont ainsi fustigé les étudiants FGTB. Et les hautes sphères ulbistes de se défendre en déclarant que "l'assemblée plénière aurait dorénavant le pouvoir de destituer le président et le recteur, ce qui garantirait un contrôle démocratique supérieur" . Affaire à suivre.

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...