Robert Beijer, dont le nom est cité dans les Tueries du Brabant, dénonce de "fausses allégations": "Je suis prêt à aller voir les enquêteurs"
Robert Beijer est "prêt à aller voir" les enquêteurs de la cellule de Jumet pour répondre aux dernières accusations qui pèsent sur lui dans l'affaire des tueurs du Brabant.
- Publié le 24-10-2017 à 15h41
- Mis à jour le 24-10-2017 à 15h55

Robert Beijer est "prêt à aller voir" les enquêteurs de la cellule de Jumet pour répondre aux dernières accusations qui pèsent sur lui dans l'affaire des tueurs du Brabant.
"J'ai moi-même contacté la cellule suite à ces fausses allégations", dit-il ce mardi à La Libre Belgique. "Si cela s'avère nécessaire, je suis prêt à aller les voir et ils en sont avertis".
L'ancien gendarme vit depuis plusieurs années en Thaïlande, où il est soigné pour un cancer. Il suit une chimiothérapie.
Suivant l'actualité belge de près, il ne lui a pas échappé que son nom est de nouveau apparu dans l'affaire des tueurs, avec la révélation qu'un ancien gendarme de Dendermonde, Christiaan Bonkoffsky, C.B., pourrait avoir été le "Géant" de la bande qui a terrorisé la Belgique au début des années 80.
Le frère de C.B. a en effet indiqué à la presse flamande que Beijer et Madani Bouhouche se seraient rendus à leur domicile familial de Dendermonde dans les années 70 ou 80 pour discuter.
Robert Beijer conteste cette version. "Je ne connais absolument pas le gendarme C.B. dont on parle et donc bien sûr, je ne l'ai jamais rencontré ni à Dendermonde ni ailleurs".
Beijer précise qu'il n'a jamais fait partie de la brigade Diane dont C.B. a été évincé en 1982 à cause d'un incident de tir à Zaventem dont on sait peu. Il était en effet membre du BND, l'unité antidrogue de la gendarmerie belge, en même temps que son collègue Madani Bouhouche. En 1983, les deux hommes ont fondé un bureau de détectives privés baptisé ARI (Agence de Recherche et d'Information). Soupçonné dans un nombre faramineux d'affaires, dont celle des tueurs, il a été condamné à quatorze ans de prison en 1994. Il a été libéré de prison en 1999 et a refait sa vie en Thaïlande.
Aujourd'hui, le nom de plusieurs ex-gendarmes de cette époque troublée – Beijer, Bouhouche, Martial Lekeu, Christian Amory – réapparaissent.
En 2010, Robert Beijer avait écrit un livre, "Le dernier mensonge", où il affirmait avoir reçu des services de renseignement de l'armée russe, le GRU, la mission de déstabiliser la gendarmerie belge. Sa thèse n'était pas étayée de preuves et fut présentée par certains comme une tentative d'enfumage. Il avait annoncé à l'époque un second livre à venir.
Interrogé par La Libre à ce propos, il répond : "Au sujet de mon deuxième livre, qui est en quelque sorte la suite du premier, je n'ai pas reçu à ce jour l'autorisation nécessaire à la divulgation des informations contenues dans ce livre. La politique change et est en mouvement permanent. Je ne peux pas me permettre de faire faux bon à mes anciens patrons même si je pourrais m'en libérer étant atteint maintenant d'un cancer. Mais la fidélité reste une valeur première à mes yeux".
Comprenne qui pourra.