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"Ni juge ni soumise" : Anne Gruwez condamnée au silence par son supérieur

Luc Hennart interdit à l'héroïne de Ni juge ni soumise de s'exprimer à 10 jours des Magritte !

La célèbre juge Anne Gruwez condamnée au silence !
©JC Guillaume

Une juge d'instruction délivrant régulièrement des mandats d'arrêt, qui se retrouve elle-même en liberté conditionnelle. Voilà qui reflète en image l'ambiance qui règne actuellement au palais de justice de Bruxelles. Aussi surprenante puisse-t-elle paraître, la décision émane du président du tribunal de première instance, Luc Hennart, qui nous l'a confirmé et ajoute l'assumer totalement.

Vendredi soir, à l'occasion de la réception du barreau de Bruxelles, les conversations tournaient autour de cet incident. Alors qu'elle était conviée plus tôt dans la matinée, à une projection de Ni juge ni soumise, dédiée aux avocats étrangers, la protagoniste principale du film, Anne Gruwez, n'a pas pu assister au débat qui prolongeait la séance, ni même entrer dans la salle. Et pour cause, Luc Hennart lui interdit de s'exprimer tant sur le film que dans les médias depuis le printemps dernier ! En février 2018, à l'occasion de la sortie du documentaire au succès planétaire réalisé par Jean Libon et Yves Hinant, la juge d'instruction Anne Gruwez avait pourtant donné de nombreuses interviews - un mot d'explication pouvait s'imposer devant la délicatesse du sujet traité -, faisant la Une des journaux belges et internationaux. Mais voilà que depuis avril dernier, elle est contrainte de se taire. Et ce, à dix jours de la cérémonie des Magritte où le film est nommé dans la catégorie "Meilleur documentaire".

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