Le MR et Les Engagés confirment leur alliance pour tous les niveaux de pouvoir: "Nous n'avons pas caché nos priorités et elles ne changeront pas"

Le MR de Georges-Louis Bouchez et Les Engagés de Maxime Prévot organisaient une conférence de presse ce mardi à 14h30 suite à la victoire des deux partis lors des élections du 9 juin dernier.

C'est au sein du hall d'entrée du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles que se tenait une conférence de presse conjointe entre le président du MR, Georges-Louis Bouchez et le président des Engagés, Maxime Prévot ce mardi à 14h40.

Après cette fameuse "marée bleue" qui s'est déversée dimanche sur l'ensemble de la Wallonie, une coalition au gouvernement wallon et au gouvernement de la fédération Wallonie – Bruxelles entre le MR et Les Engagés était sur toutes les lèvres pour atteindre la majorité. Et cela s'est donc bien confirmé lors de cette CP "surprise", annoncée ce mardi à la presse sur le coup de 12h37, et qui a débuté à 14h40 rue de la Loi à Bruxelles.

"Suite aux élections qui ont eu lieu dimanche notre volonté était d'avancer rapidement sans se précipiter mais donner des gouvernements le plus rapidement possible à nos concitoyens. Nous pensons Maxime et moi que c'est une chose qui est de nature à rassurer les concitoyens. Nous vous annonçons aujourd'hui que le MR et Les Engagés ont décidé d'entamer des discussions pour créer un gouvernement en Wallonie et à la FWB. Là où, à nous deux, nous avons déjà des majorités."

"Nous nous présenterons en bloc, en binôme dans le cadre des élections bruxelloises. Raison pour laquelle David Leisterh, le chef de file MR au gouvernement Wallonie-Bruxelles lancera des invitations mercredi en lançant des invitations en priorité aux Engagés. Ce binôme vaut également pour le plan du gouvernement fédéral où nous avons décidé d'avoir la plus grande cohérence en vue d'avoir une politique qui couvre globalement les enjeux de nos concitoyens", a ainsi expliqué Georges-Louis Bouchez.

"Nous sommes disposés à assumer nos grandes responsabilités"

Maxime Prévot (Les Engagés) a ensuite pris la parole en indiquant tout d'abord que "les urnes ont parlé. Peut-être davantage cette fois-ci qu'à l'accoutumée, les urnes ont permis de parler clairement dans le sud du pays." Le ténor des Engagés a ensuite rappelé la volonté des socialistes de se mettre dans l'opposition mais "indépendamment de cela, notre volonté est de respecter le signal envoyé par les électeurs. Ce signal a été très clair et donc si nous sommes tous les deux heureux d'être auréolés de très belles victoires, nous savons aussi que ces belles victoires sont aussi de grandes responsabilités et nous sommes disposés à les assumer et à les assumer conjointement."

Maxime Prévot a ensuite rappelé que les scores des élections du 9 juin appelaient à une demande de changements de la part de la population. "Chacun, avec nos tonalités respectives, nous avons souhaité proposer ce changement de paradigme avec une volonté de donner une autre dynamique à l'espace francophone. C'est aussi une volonté d'entendre les messages de nos électeurs qui veulent améliorer leur niveau de qualité de vie."

La santé et le bien-être des personnes est un point majeur du programme du parti Les Engagés et Maxime Prévot a voulu le souligner devant la presse en indiquant qu'il voulait "porter une attention spécifique sur les enjeux de santé et de bien-être tout comme les enjeux de la gouvernance, du respect du secteur associatif, les enjeux climatiques et les préocuppations sur l'inclusion sociale."

"Nous allons mettre à profit la fin de cette semaine pour peaufiner notre méthodologie et dès lundi, des groupes de travail seront à l'œuvre", a conclu Maxime Prévot qui confirme que la volonté de mettre un gouvernement en place au plus vite est bel et bien présente. Ce sont donc des acteurs de la société civile, du monde de l'entreprise, du sport, de la culture, de l'associatif, de la défense de l'environnement,... qui seront ainsi invités par les deux partis pour partager leurs idées.

Georges-Louis Bouchez a également confirmé son envie de vouloir se tourner vers des acteurs de la société civile. "Nous voulons mobiliser les acteurs de terrain qui vont devoir accompagner le changement. Nous n'avons pas caché nos priorités et elles ne changeront pas, mais nous serons à l'écoute pour créer une véritable union sacrée de l'ensemble des francophones."

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