Christophe De Beukelaer (Les Engagés) : "J'en ai marre de ce défaitisme bruxellois. L'Arizona est une bonne nouvelle pour Bruxelles"
Christophe De Beukelaer, chef de file des Engagés en Région Bruxelles Capitale, a tenu à s'inscrire en faux contre les prises de position des responsables politiques qui estiment que "Bruxelles s'est fait avoir" avec l'accord fédéral.

- Publié le 02-02-2025 à 11h10
- Mis à jour le 02-02-2025 à 11h29

La note de formation du gouvernement Arizona, divulguée ce samedi, comporte plusieurs dispositions relatives à la Région Bruxelles-Capitale. Certaines d'entre elles, comme la fusion des zones de police, la diminution des moyens de Beliris et le bilinguisme dans les hôpitaux, font particulièrement grincer des dents, en particulier au sein de l'opposition.
"L'accord Arizona est anti-bruxellois et anti-francophone. Les intérêts institutionnels flamands sont bien servis. Tout ça était prévisible. Le MR et les Engagés ont trahi leurs engagements électoraux", a notamment réagi OIivier Maingain, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert.
Ahmed Laaouej, président du PS bruxellois, s'est quant à lui positionné contre l'annonce de fusion des zones de police bruxelloises.
Samedi, Ecolo a quant à lui qualifié l'Arizona de gouvernement "Titanic". "Les scientifiques du monde entier nous alertent sur les risques climatiques et nous fonçons sur l'Iceberg. (...)Et que voit-on dans les projets de ce gouvernement Titanic ? Rien !", a déclaré, "en colère" la coprésidente Ecolo, Marie Lecocq.
Christophe De Beukelaer, chef de file des Engagés en Région Bruxelles Capitale, a tenu à s'inscrire en faux contre ces prises de position.
"J'en ai marre de ce défaitisme bruxellois", a-t-il commenté dans un communiqué envoyé ce dimanche. "L'Arizona est une bonne nouvelle pour Bruxelles, à condition de ne pas rester à la traîne, de former rapidement un gouvernement régional capable de refaire de Bruxelles un interlocuteur crédible qui, dans chaque dossier de l'Arizona, en tirera le meilleur pour les Bruxellois."
"Enfin des réformes d'ampleur"
"Nous avons enfin un gouvernement, soutenu par une majorité francophone et flamande (une première depuis longtemps..), qui prend son courage à deux mains et ose des réformes d'ampleur pour sauver la Belgique de la pire situation budgétaire de toute l'Europe. Au-delà des caricatures et des symboles brandis par certains, l'Arizona est aussi une bonne nouvelle pour Bruxelles, car elle s'attaque aux racines des problèmes de notre région", écrit-il.
Le Bruxellois cite plusieurs exemples.
"25 % des Bruxellois se privent d'aller chez le médecin pour des raisons financières (contre 8 % en Flandre et 9 % en Wallonie)", ajoute Christophe De Beukelaer. "Or, l'Arizona met le focus sur l'accès à la santé et la santé mentale en augmentant les quotas Inami, en remboursant intégralement les soins psychologiques de première ligne jusqu'à 23 ans, en revalorisant le statut des infirmières et infirmiers, en mettant le paquet sur la prévention, qu'on sait essentielle à Bruxelles… "
La norme KUL
Sur les problèmes de sécurité, le centriste note que "l'Arizona va enfin revoir la norme KUL", comme le stipule la note du formateur Bart De Wever. "Les Bruxellois le demandent depuis longtemps, cela augmentera le financement de la police à Bruxelles. Un nouveau Plan Canal sera aussi déployé pour lutter efficacement contre la criminalité et le radicalisme. Un focus est mis sur le rattrapage de l'arriéré judiciaire à Bruxelles. Oui, les zones de Police seront aussi fusionnées. Nous nous y sommes opposés avec force car cette fusion comporte des risques. Mais nous respecterons le compromis global qui a été fait dans l'intérêt du pays."
Pour rappel, les bourgmestres Engagés bruxellois s'étaient positionnés avec force contre la fusion des zones de police.
Reduction des cotisations sociales
Christophe De Beukelaer pointe également le fait que "Bruxelles a besoin d'entrepreneurs et de start-ups" et que "l'Arizona réduit les cotisations sociales à payer sur les cinq premiers employés des PME qui représentent la très grande majorité du tissu économique bruxellois." Il assure aussi que, en termes d'augmentation du taux d'emploi, l'Arizona "va mettre le paquet sur l'activation en relevant le montant du chômage des 6 premiers mois afin d'offrir à chacun la capacité de rebondir sereinement, et en le diminuant ensuite plus rapidement jusqu'à le supprimer après 2 ans (sauf pour ceux qui se forment dans des métiers en pénurie)."
Il rappelle la promesse de L'Arizona d'augmenter le salaire net et d'aboutir "à un différentiel de 500€ nets minimums en faveur de ceux qui bossent. "
Il assure également que l'Arizona "maintient les ambitions climatiques ambitieuses et adopte une approche plus incitative que punitive."
Christophe De Beukelaer estime quant à lui que "toutes les grandes catastrophes annoncées par d'aucuns ne se réalisent pas".
Beliris maintenu, malgré tout
"Le fonds Beliris est bien maintenu, ce qui nous permettra de continuer à investir dans les chantiers structurants, de mobilité ou d'infrastructures (avec des économies, certes, mais auxquelles tous les investissements seront soumis", assure-t-il.
Selon les informations de la Libre, le financement de Beliris serait nettement diminué, puisqu'il baisserait de 25 millions d'euros en 26, 2027, 2028 et de 50 millions en 2029.
La semaine dernière, Bernard Clerfayt (Défi) avait estimé que la réduction du "financement de Beliris rendrait totalement impossible le financement du métro."
"La réalité, c'est qu'on va tous faire des gouvernements qui doivent couper dans tous les budgets. Dans les faits, Beliris c'était déjà 100 millions d'eurs de liquidation en moyenne. Donc en pratique si ça passe de 125 à 100 ça ne change rien si on gère correctement les dossiers...", rétorque Christophe De Beukelaer.
