Georges Dallemagne ne sera pas candidat : Yvan Verougstraete se retrouve sans concurrence crédible dans la course à la présidence des Engagés
La clôture des candidatures pour l'élection interne est prévue ce mercredi 12 mars. Une candidature de dernière minute n'est pas impossible. Mais l'eurodéputé devrait l'emporter sans difficulté.

- Publié le 11-03-2025 à 18h47

Cela ne fait pratiquement aucun doute : le député européen Yvan Verougstraete sera le prochain président des Engagés. Celui qui exerce déjà la présidence intérimaire depuis le retrait de Maxime Prévot, devenu ministre des Affaires étrangères, n'a pas de concurrent susceptible de lui faire de l'ombre dans le cadre de l'élection présidentielle interne, dont les résultats seront connus le 13 avril.
"Je ne suis pas candidat. Je ne l'ai jamais été", a fait savoir mardi, à La Libre, l'ancien député fédéral Georges Dallemagne. Récemment, sur LN24, il avait laissé planer le doute. "J'ai été sollicité. On m'a poussé, notamment avec l'argument que la géopolitique, que je connais très bien, devait devenir un sujet central dans notre parti. Je me suis donné quelques jours pour réfléchir et j'ai décidé de poursuivre mes engagements actuels. La présidence demande de s'y consacrer à temps plein", tranche-t-il.
Marc-Antoine Mathijsen avait pour sa part annoncé sa candidature, la semaine dernière, dans La Libre. Mais, peu connu, il ne paraît pas armé pour battre Yvan Verougstraete, lui-même soutenu par Maxime Prévot et les principaux barons Engagés. M. Mathijsen nous indiquait mardi ne pas encore avoir finalisé son équipe présidentielle. Le temps presse puisque la date limite du dépôt des candidatures est fixée à ce mercredi 12 mars.
Vanessa Matz intègre l'équipe d'Yvan Verougstraete
L'équipe présidentielle doit, a minima, être composée d'un candidat président et de deux candidats vice-présidents, l'un à la "réflexion politique", l'autre à l'" action citoyenne". Yvan Verougstraete s'appuiera respectivement sur Camille Maitrejean, bourgmestre de Florenville, et Marie Jacqmin, députée wallonne. Il propose aussi une troisième vice-présidente, et non des moindres, puisqu'il s'agit de la ministre fédérale Vanessa Matz.
La désignation de Mme Matz reste toutefois soumise à une modification préalable des statuts du parti, qui interdisent le cumul entre les fonctions de vice-président et de ministre. Cette modification devra être approuvée par les adhérents, sans doute lors de la convention du 13 avril.
Le probable futur président compte aussi s'appuyer sur la députée fédérale Aurore Tourneur, en tant que déléguée générale pour la Wallonie ; sur le député bruxellois Mounir Laarissi, en tant que délégué général pour Bruxelles ; et sur Nicolas Dumont, pour devenir son chef de cabinet. "Yvan a composé une belle équipe, bien balancée. Il a été malin", nous glisse un Engagé pourtant pas fan du député européen.
Mathieu Perin et François-Xavier Blanpain n'y vont pas
Quelques noms circulaient pour le défier, en tête desquels celui Mathieu Perin, bourgmestre des Bons Villers. Mais celui qui est aussi le chef de cabinet du ministre wallon François Desquesnes avait fait savoir, le 2 mars, qu'il renonçait à se présenter pour des raisons familiales.
Contacté mardi par La Libre, François-Xavier Blanpain indique qu'il ne sera pas candidat non plus, lui qui fut le principal adversaire de Maxime Prévot lors de l'élection de janvier 2019 à la présidence du défunt CDH. "Je n'irai pas, pas cette fois-ci", dit-il.
Le nouveau président ne sera élu que pour deux ans, jusqu'au 26 juin 2027, car, comme le prévoient les statuts du parti, il devra terminer le mandat du président sortant. "Dans deux ans, on sera au bout du cycle Prévot-Verougstraete, estime M. Blanpain, et une nouvelle page s'ouvrira. Les postures un peu creuses – la 'nuance', le 'pragmatisme', la 'responsabilité' – qui ont permis la remontada en 2024 ne suffiront plus. Il va falloir retrouver ce dont on a pu se passer jusqu'ici : une vraie cohérence et force idéologique." Mais cela, les militants Engagés le décideront en temps voulu.