Le recours du snooker au Conseil d'Etat pour pouvoir vite rouvrir vient d'être déposé
L'Association belge et deux joueurs de compétition vont au clash avec les mêmes arguments que la culture.
- Publié le 02-01-2022 à 19h22
- Mis à jour le 06-01-2022 à 21h08

Après les salles de bowling, c'est le milieu du snooker qui avait annoncé qu'il allait déposer un recours en extrême urgence avec bon espoir de pouvoir vite rouvrir, aussi bien pour les compétiteurs que pour les récréatifs. Onvous l'annonçait ce jeudi soir.
Ce recours vient d'être déposé, ce dimanche en fin d'après midi. Les plaignants sont la Belgium Billiards&Snooker Association (BBSA) mais aussi deux joueurs de compétition. L'extrême urgence est justifiée par le fait que les compétitions doivent reprendre sous peu.
L'optimisme est de mise. L'argumentation de la BBSA est en effet similaire à celle, déjà gagnante, de la culture qui a déjà pu rouvrir après la gifle balancée au Codeco par le Conseil d'Etat, début de semaine passée.
En gros, le 23 décembre, le Codeco a quelque peu déraillé au détriment du snooker. Les ministres n'ont pas expliqué leur décision de fermeture, alors que la loi Pandémie les y contraint. Pas de données scientifiques. Aucun indice comme quoi ces salles seraient des points chauds en matière de contaminations. Jusqu'à preuve du contraire, il n'y avait aucune raison objective de les sanctionner plus que d'autres, que l'Horeca par exemple. C'est plutôt l'arbitraire, fruit d'un marchandage entre ministres, qui a dicté le sacrifice de certains secteurs tels que la culture mais aussi les salles de bowling, de billard, de snooker, de jeux de fléchettes, d'escape games, de paint ball…
" Il y a discrimination, inégalité dans le traitement, par rapport à l'Horeca bien sûr (NdlR : Fédération à laquelle les salles de snooker sont également liées) mais aussi par rapport aux salles d'escalade et aux patinoires, qui elles restent ouvertes " , nous a détaillé Georges Leclercq, président du BBSA. " Et puis, si la culture peut rouvrir, nous devrions pouvoir le faire aussi. Nous réclamons un retour à la situation d'avant le 23 décembre. Les joueurs portaient un masque, les queues et les boules étaient nettoyées, et, pour consommer, il fallait se déplacer au bar. "
Le snooker, tout comme le bowling, constate aussi une discrimination par rapport aux autres sports dont les compétitions ou la pratique en salle peuvent continuer. Léger bémol toutefois : "Nous sommes reconnus comme sport par le COIB, au niveau européen, en Flandre mais, l'Adeps nous voit comme une activité récréative." Le bowling, lui, est reconnu par tout le monde.
