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Noir complet ou néons aveuglants dans les cachots 2.0 de la prison de Haren : "On peut imposer un dispositif redoutable et inhumain aux détenus"

Maître Nicolas Cohen alerte sur "le traitement dégradant voire inhumain" auquel sont soumis ceux qui passent par les cellules de punition ou de "time out" du plus moderne établissement pénitentiaire du pays.

Photos Ennio Cameriere : prison en construction de haren , celle ci regroupera les prisons de st gilles et de forest (Ennio Cameriere)
La prison de Haren en construction (Ennio Cameriere) ©Ennio Cameriere

Les détenus ne sont pas des enfants de chœur et la vie en prison, ce n'est pas le Club Med. Entre les murs des établissements pénitentiaires, il y a chaque jour des bagarres, des petits trafics, des vols, des insultes… Des procédures disciplinaires sont actionnées en cas d'incident. Et les détenus qui ont gravement dépassé les bornes sont mis en isolement. Mais à la prison de Haren, on ne parle pas de cachots. Chaque section comporte deux cellules de punition et deux cellules dites de "time out" (où on place des détenus qui ont eu un coup de sang, le temps qu'ils se calment). Mise en service le 30 septembre 2022, en exécution d'un plan d'action (Masterplan) visant à lutter contre la surpopulation carcérale et améliorer les conditions de détention, la méga-prison de Haren hébergera à terme 1 190 personnes privées de liberté.

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