Décès de Fabian : le policier qui l'a percuté lors de la course-poursuite placé sous mandat d'arrêt
L'homme de 26 ans a été arrêté, et se trouverait à la prison d'Arlon. La Chambre décidera ce vendredi de prolonger ou non sa détention.

- Publié le 11-06-2025 à 08h21
- Mis à jour le 11-06-2025 à 09h18

Le policier de 26 ans qui, il y a quelques jours, a percuté le jeune Fabian (11 ans), au terme d'une course-poursuite à Ganshoren, a été arrêté, et placé en détention provisoire, annonce Het Laatste Nieuws, qui cite "une source sûre". Selon plusieurs médias, son collègue, également présent dans le véhicule, a également été privé de liberté lundi mais n'a pas été placé sous mandat d'arrêt. Les chefs d'inculpation précis n'ont pas encore été communiqués.
Alors qu'il conduisait sa trottinette électrique, Fabian avait été interpellé par les forces de l'ordre, afin de procéder à un contrôle. Paniqué, le jeune garçon avait pris la fuite, avant de se faire poursuivre par un véhicule de police. Quelques instants plus tard, la trottinette entre en collision avec la voiture, et Fabian décède de ses blessures en arrivant à l'hôpital, malgré l'intervention des secours.
Une enquête avait immédiatement été ouverte, afin de déterminer si l'action entamée par la police, à savoir la course-poursuite, pouvait être jugée proportionnée. Le Comité P avait également été saisi.
Selon les informations d'HLN, le policier se trouverait désormais à la prison d'Arlon, où il restera en détention provisoire jusqu'à vendredi, lorsque la chambre décidera si cette détention sera prolongée.
Le parquet de Bruxelles n'a pas confirmé ces informations, comme le souligne la RTBF. Une conférence de presse a été organisée par le procureur du Roi ce mercredi à 10h30.
Une manifestation de soutien est prévue vendredi à 09h00 sur la place Poelaert, à Bruxelles, à l'appel de collègues policiers. Le syndicat NSPV (SNPS) critique la détention: "Il n'y a ni risque de fuite ni de récidive. On peut se demander quel signal on veut envoyer à la police", a réagi son président Carlo Medo.
Le procès-verbal établi après les faits mentionne l'absence d'alcool chez le conducteur et le fait qu'il n'y ait aucun signe de freinage. L'accident est décrit comme sans circonstances aggravantes.

