Elke Van den Brandt le reconnaît : "Les métros M7 ont fait augmenter le taux de nuisance pour les riverains de façon disproportionnée"
Depuis 2022, des riverains le long des lignes 1-5 dénoncent des nuisances et vibrations, même des fissures. De nouvelles mesures sont prévues en 2024, ainsi que le rapport d'un "expert indépendant".

- Publié le 09-01-2024 à 13h48
- Mis à jour le 09-01-2024 à 17h41

Le dossier est encore loin d'être bouclé. Depuis début 2022 environ, des riverains d'Anderlecht, Molenbeek, Woluwe et Auderghem, le long de la ligne de métro 1-5, se plaignent de vibrations et de bruits venus des entrailles de la terre. Des plaintes collectives ont été déposées, et Woluwe-Saint-Lambert a décidé d'attaquer la Stib en justice.
En ce début janvier, la question a été remise à l'ordre du jour du Parlement bruxellois à la demande de la députée d'opposition Aurélie Czekalski (MR). "Les tremblements, les bruits persistent. Ces riverains souffrent physiquement, mentalement et leur qualité de vie au sein de notre Région est entachée", a dénoncé la libérale.
"L'arrivée des métros M7 a fait augmenter le taux de nuisance pour les riverains de façon disproportionnée", a reconnu la ministre Elke Van den Brandt (Groen). "Et, quotidiennement, nous travaillons avec la Stib pour traiter ce problème particulièrement invasif auprès des riverains pour revenir au seuil vibratoire et sonore antérieur à l'arrivée des M7 dans les meilleurs délais."
Des roues qui posent problème
Les nuisances seraient, pour rappel, causées par l'usure anormale des roues. Une fois le problème identifié, la Stib a mis sur pied un système de détection des roues problématiques, afin d'agir plus efficacement et de les traiter en priorité.
Depuis lors, des améliorations ont eu lieu par endroits. "L'amélioration vibratoire a été évaluée par une campagne de mesures réalisées par la Stib, en surface au niveau de l'avenue de Broqueville, à la fin du mois de mai 2023. Cette campagne a démontré que les M7 dont les roues ont été traitées ont maintenant une signature globalement identique au M6."
Une "bonne nouvelle" de la Stib
La solution structurelle au problème serait de changer les roues dysfonctionnelles des métros. Mais la résolution du problème s'est avérée particulièrement complexe d'un point de vue technique et chronophage.
La Stib annonce toutefois ce mardi une "bonne nouvelle". "Les nouvelles roues des métros M7 fournies par le fabricant à la Stib ne présentent plus le défaut structurel constaté sur les roues initialement livrées. Elles ont été soumises à des tests de qualité qui semblent confirmer leur conformité aux exigences de la Stib." Une période d'observation est en cours pendant plusieurs mois. Si les résultats sont positifs, de nouvelles commandes seront passées en vue du remplacement des roues dysfonctionnelles. "Ces opérations de remplacement s'échelonneront au cours de l'année 2024."
Entre-temps, plusieurs nouvelles mesures seront prises, a annoncé la ministre régionale de la Mobilité au Parlement. Entre autres, début 2024, une "nouvelle campagne de mesure des bruits et vibrations" sera lancée par Bruxelles Environnement. Un expert indépendant a aussi été mandaté par Bruxelles Mobilité pour réaliser une "note circonstanciée", attendue "fin du premier trimestre 2024." En outre, l'ordonnance bruit devrait être revue pour y inclure les vibrations.
