"Si la N-VA ne veut ou n'ose pas entrer au gouvernement, qu'elle le dise" (spa)
"Si, pour des raisons internes ou historiques, la N-VA ne veut, ne peut ou n'ose entrer au gouvernement, elle devra le dire elle-même", a indiqué dimanche à Malines la présidente du sp.a Caroline Gennez à l'occasion de la présentation des voeux de son parti.
- Publié le 23-01-2011 à 14h23
- Mis à jour le 23-01-2011 à 15h42

"Si, pour des raisons internes ou historiques, la N-VA ne veut, ne peut ou n'ose entrer au gouvernement, elle devra le dire elle-même", a indiqué dimanche à Malines la présidente du sp.a Caroline Gennez à l'occasion de la présentation des voeux de son parti.
Caroline Gennez a répondu de la sorte à Bart De Wever qui, la veille, enjoignait les autres partis engagés avec lui dans une tentative de relance des discussions institutionnelles à ne pas user de faux-fuyants. Que ceux qui ne veulent pas de nous le disent clairement, a dit samedi le président de la N-VA.
Pour la présidente du sp.a, un gouvernement sans la N-VA n'est pas une option. "Bart, pour la énième fois, personne ne va former un gouvernement sans toi", a dit Caroline Gennez lors d'une réception au parc animalier de Planckendael.
Selon elle, il revient aux nationalistes de dire clairement s'ils veulent ou non entrer dans ce gouvernement. La présidente du sp.a a dit être convaincue que Bart De Wever souhaitait conclure un accord communautaire.
Il lui reste à oser faire le pas permettant d'arriver à un compromis, a-t-elle fait observer. Tout est sur la table, a assuré la présidente des socialistes flamands. "Les problèmes sont difficiles mais pas insolubles".
Plus tôt dans la journée, interrogée par la VRT, Mme Gennez avait dit espérer que la semaine prochaine serait celle de "la grande avancée" voire "la semaine de vérité".
La présidente du sp.a a appelé au renforcement des Régions mais aussi de l'Etat fédéral via une réforme institutionnelle sociale.
L'aile gauche du sp.a boude les voeux de la présidente et participe à la manifestation
Le courant "sp.a Rood", aile gauche du parti socialiste flamand a boycotté dimanche la réception de Nouvel An du parti au parc animalier de Planckendael, près de Malines, lui préférant la manifestation appelant à sortir de l'impasse politique, organisée à Bruxelles.
Selon le président de l'aile gauche du parti, Erik De Bruyn, le sp.a, en préférant agir en vertu de son "réflexe flamand", est co-responsable du blocage actuel. Depuis des années, Erik De Bruyn affirme que son parti écoute trop peu la base. Cette situation n'a pas changé, regrette-t-il, et lors des discussions institutionnelles, au lieu d'entendre les militants, il préfère répondre au "réflexe flamand", une stratégie qui empêche la constitution d'un "front social" par-delà la frontière linguistique.
Or, selon Erik De Bruyn, le sp.a pourrait être la clé de la solution permettant de sortir de l'impasse communautaire. "Mais, en s'attachant à la défense des résolutions flamandes de 1999 et en défendant la scission de la politique de l'emploi, il s'obstine à alimenter le problème".
Le sp.a Rood a dès lors marqué par son absence la réception des voeux des socialistes flamands. Ses militants ont préféré se rendre à la manifestation organisée dimanche à Bruxelles, y revendiquant "un gouvernement faisant payer la crise aux banques".
