Le CD&V et l'Open Vld dénoncent les propos de Bart De Wever

Les déclarations du président de la N-VA, Bart De Wever, ont suscité mercredi un débat animé au parlement flamand. La ministre en charge de l'Intégration, Liesbeth Homans (N-VA), n'a pas apprécié ces critiques et l'a fait savoir...

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Le CD&V et l'Open Vld dénoncent les propos de Bart De Wever
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Les déclarations du président de la N-VA, Bart De Wever, ont suscité mercredi un débat animé au parlement flamand.

Le CD&V et l'Open Vld s'en sont pris à leur partenaire de coalition, en l'accusant de tenir des propos "stigmatisants". "Quand le bourgmestre d'Anvers, la ville la plus grande et la plus diverse de Flandre, ressent le besoin de stigmatiser toute une partie de la population, on ne peut pas faire autrement que de réagir", a expliqué le chef de groupe CD&V, Koen Van den Heuvel.

Selon lui, le racisme, le radicalisme et la discrimination ne peuvent être confondus. "Le racisme et la discrimination ne peuvent jamais recevoir un alibi", a-t-il ajouté.

Après des applaudissements nourris, le chef de groupe Open Vld, Bart Somers, a intensifié la charge. "Les responsables politiques doivent de manière claire et conséquente se poser du côté de la victime. Penser la société en termes de groupes est néfaste. Ce n'est pas l'origine mais l'avenir qui compte. Les responsables politiques doivent réaliser que c'est un débat qui concerne des gens, et cela n'a guère été le cas ces derniers jours", a-t-il lancé.

La ministre en charge de l'Intégration, Liesbeth Homans (N-VA), n'a pas apprécié ces critiques. Elle a rappelé au CD&V que M. De Wever n'était pas seulement bourgmestre d'Anvers mais aussi président du "plus grand parti de la majorité". "Vous dites que nous ne pouvons pas confondre l'intégration avec le racisme et la discrimination. Il s'agit de donner des chances aux gens. Je vous donne raison, je l'ai dit aussi. L'intégration doit être une histoire positive, où l'on donne des chances aux gens, et où leur donne la chance de les saisir", a-t-elle répondu à M. Somers.

Ce week-end et lundi, M. Wever, a contesté la théorie selon laquelle le racisme serait une cause de radicalisation.

La radicalisation ne touche que des groupes particuliers de migrants, a-t-il souligné avant de dénoncer une politique d'intégration qui aurait accepté en masse une "mauvaise sorte de migrants" et de juger "relative" la notion de racisme.

En tant que bourgmestre d'Anvers, il a pointé du doigt la communauté marocaine et en particulier les Berbères, une communauté qu'il juge fermée.

"Je n'ai encore jamais rencontré un migrant asiatique qui se dise victime de racisme", a-t-il ajouté.

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