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"L'envoi de troupes occidentales en Ukraine n'est pas aujourd'hui la priorité"

La ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), revient sur les propos du président français qui n'exclut plus le déploiement de troupes sur le sol ukrainien. "L'objectif de cette discussion, c'était la dissuasion, cadre-t-elle. Poutine doit comprendre qu'on sera toujours derrière l'Ukraine."

Intervieuw de Ludivine Dedonder
Ludivine Dedonder (PS), ministre de la Défense. ©Sébastien Merchan

L'ambassadrice d'Ukraine en Belgique a déclaré, jeudi, dans La Libre, que si son pays tombe, l'offensive russe se poursuivra contre des pays de l'Otan et la Belgique pourrait être la cible de tirs de missiles. Est-ce un scénario crédible, selon vous ?

D'abord, il est évident que nous devons tout faire pour que l'Ukraine ne perde pas cette guerre. Si les démocraties ne s'entraident pas, ce sont les régimes autoritaires qui s'imposeront par la force et ce sera la fin des démocraties. Il est fondamental d'amplifier l'aide en Ukraine pour qu'elle puisse se trouver dans des conditions favorables en vue du retour du dialogue. Ensuite, il y a la question de notre propre sécurité. Si la Russie parvient à ses fins en Ukraine, on peut s'interroger sur sa volonté d'aller plus loin ou pas. Aujourd'hui, on n'a pas d'indication d'une menace imminente envers l'un des pays de l'Otan. Par contre, on est dans une guerre hybride. Ce qui veut dire que des cyberattaques, il y en a. De la désinformation, des tentatives de déstabilisation, cela se passe déjà aujourd'hui.

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