La députée MR Charlotte Deborsu s'oppose à Bouchez sur Gaza : "Peu importe que je sois évincée, que ça ait des conséquences sur ma carrière"
Ce matin, Maxime Binet recevait Charlotte Deborsu, députée MR, pour son Café sans filtre sur LN Radio.
- Publié le 27-08-2025 à 09h16
- Mis à jour le 27-08-2025 à 14h59
Ce mercredi 27 août, Charlotte Deborsu, députée MR, était l'invitée de Maxime Binet dans son émission "Café sans filtre" sur LN Radio pour parler notamment du positionnement de son parti sur le conflit israélo-palestinien. Ce matin, un kern avait lieu pour établir la ligne de l'Arizona sur le conflit.
Mais le positionnement du MR, et surtout de son président de parti, ne semble pas être suivi par l'ensemble de ses députés. C'est le cas de Charlotte Deborsu. "Je pense qu'il y a des sensibilités différentes qui existent. On est sur un enjeu international, la ligne gauche-droite n'est pas très claire", explique-t-elle.
Elle plaide également pour mettre davantage la pression sur les autorités israéliennes notamment en adoptant des sanctions et en reconnaissant l'État palestinien. "Cette reconnaissance peut être un levier pour réformer cette autorité palestinienne, pour faire en sorte de libérer les otages et faire en sorte que le Hamas ne soit plus au pouvoir. Rester les bras croisés ça ne fonctionne plus."
Une méthode différente de celle proposée par le MR. "Sur ce dossier, je ne suis pas d'accord avec lui. Je ne dis pas que ma position est la bonne et n'est pas celle de tous les élus ou les militants du MR. J'ai cette position et je sais que je ne suis pas la seule, certains pensent comme moi mais d'autres pensent autrement. J'aimerais que le parti prenne en compte qu'il y a des sensibilités différentes et d'adapter la ligne également en fonction de cela", ajoute Charlotte Deborsu.
Charlotte Deborsu regrette de "ne pas être écoutée"
Si elle salue "un pas qui a été franchi", la députée MR regrette un manque de concertation et que la position du parti n'évolue pas. "Je ne me sens pas écoutée. […] C'est au président de parti de synthétiser les sensibilités différentes. Je ne dis pas que c'est facile mais il y a un travail de concertation qui doit se faire à ce niveau-là."
La Namuroise a également évoqué des "petites engueulade" en interne sur le sujet. Et de préciser : "J'ai dit que je n'étais pas prête à défendre une position que n'était pas la mienne. Je fais de la politique pour respecter mes convictions, pour m'endormir tranquille le soir, peu importe que je sois évincée, que ça ait des conséquences sur ma carrière politique. Je m'en fous, je veux pouvoir me regarder devant un miroir. J'ai donc dit ce que je pensais." La députée rappelle également qu'il lui importe avant tout que toutes les sensibilités au sein de MR puissent être entendues.

