"Une étude révèle que le taux de suicide augmente chez les personnes exclues du chômage", selon Christie Morreale (PS)
Depuis l'opposition, PS, Écolo, PTB attendent que le gouvernement wallon agisse sur de nombreux dossiers.

- Publié le 29-08-2025 à 06h33

Le Parlement wallon s'apprête à faire sa rentrée la semaine prochaine. Le gouvernement (MR‐Les Engagés) a quant à lui repris pleinement ses activités jeudi. L'opposition (PS-Écolo-PTB) fourbit ses armes. Mais qu'attendent les trois partis de l'opposition de l'année politique qui s'annonce ?
Chacun a bien entendu ses priorités propres. Mais tous avancent celle de l'emploi en premier. Pour Stéphane Hazée, chef de groupe Écolo, "il est temps que le gouvernement renoue le dialogue avec les interlocuteurs sociaux. Les indicateurs économiques wallons sont en baisse, que va faire le gouvernement" ? Christie Morreale, cheffe de groupe PS s'inquiète pour sa part des promesses faites par l'exécutif sur le front de l'emploi. "On voit que le taux d'emploi baisse et cela risque de ne pas s'arranger. Comment vont-ils faire pour adapter le marché du travail à toutes ces personnes qui vont être exclues du chômage et qui n'ont pas ou peu de qualifications ?"
Au PTB, son homologue, Germain Mugemangango, pointe, lui, "les faillites à répétition", mais aussi "les entreprises qui ne font pas faillite tout en fermant des filiales ou des points de vente". "Il faut sanctionner ces dernières si elles ont reçu des subsides, réclame le député marxiste. Ce dernier dénonce aussi la volonté du gouvernement d'en "finir avec les cellules de reconversion, avec les Mire (Mission régionale pour l'emploi) et les CISP (Centre d'insertion socioprofessionnel) alors que de nombreuses personnes se retrouvent sans travail".
Les moyens pour le climat
Christie Morreale s'inquiète aussi pour le secteur associatif qui va être touché par la réforme des APE (Aide à la promotion de l'emploi). "Le secteur risque de s'écrouler." Elle s'inquiète aussi pour la santé mentale de certains exclus du chômage. "Une étude britannique révèle que le taux de suicide augmente ainsi que les problèmes liés à la santé mentale chez les personnes exclues du chômage. Que fait le gouvernement pour anticiper le problème ?"
Stéphane Hazée met par ailleurs la question du climat en avant parmi les attentes de son groupe politique. "On a perdu un an dans la mise en application du Plan Air Climat. Il y a comme un hiatus : le gouvernement annonce qu'il veut maintenir les objectifs et en même temps, il ne donne pas les moyens financiers pour le faire", explique le Namurois qui pose aussi la question "de la résilience de nos forêts face aux risques accrus d'incendie", après un été de forte sécheresse. Il s'interroge : "Où en est-on sur la végétalisation des villes et sur l'aménagement du bassin de la Vesdre ? "
Au PTB, la question de Gaza reste une priorité pour les semaines à venir. Notamment sur la question du transit d'armes. "Nous demandons une enquête sur une possible cargaison à destination d'Israël qui aurait transité par l'aéroport de Liège sans licence d'exportation. Soit elle n'a pas été demandée et le gouvernement doit nous expliquer pourquoi il n'a pas été en mesure de le contrôler. Soit une licence a été demandée et le gouvernement wallon doit clarifier les choses là-dessus." Il estime aussi que le gouvernement doit "prendre des sanctions économiques vis-à-vis des entreprises qui contribuent à soutenir l'effort de guerre israélien".
Quid de l'interdiction des Pfas ?
Pour Stéphane Hazée, "la question de l'interdiction des pesticides et des Pfas à la source n'avance pas. Alors que les deux partis de la majorité ont fait campagne sur ces questions. Comment vont-ils faire pour protéger les zones de captage et les zones résidentielles".
Enfin, Christie Morreale veut des actions concrètes pour améliorer le pouvoir d'achat des Wallons. "Il s'est détérioré, notamment par l'augmentation du prix de l'eau, des transports en commun, l'augmentation des loyers, etc. Quelques dizaines d'euros par-ci, par-là, c'est ce qui conduit les gens à basculer dans la pauvreté."