Le budget 2026, le stress test du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Le gouvernement maintiendra-t-il la réforme du statut des enseignants ?

- Publié le 01-10-2025 à 06h40
- Mis à jour le 01-10-2025 à 06h59

La ministre-Présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Elisabeth Degryse (Les Engagés), joue la transparence pour ce budget 2026. Elle annonce que les décisions seront lourdes (voir par ailleurs). Les chiffres, en effet, sont clairs. Un endettement de 14,25 milliards d'euros qui deviendront 21,6 milliards dans quatre ans, si le gouvernement ne fait rien. Le déficit de 1,5 milliard qui doit absolument baisser de plus de 300 millions dans quatre ans. Des dépenses de 15 milliards pour des recettes de 13, 5 milliards − en enveloppe fermée, sans possibilité de taxes. L'équation est simple : il faut tailler dans les dépenses. Avec l'objectif d'être finançable à des taux intéressants lorsque la Fédération Wallonie-Bruxelles devra se refinancer sur les marchés financiers dans quatre ou cinq ans.
Elisabeth Degryse et ses ministres devront donc prendre, à l'occasion de ce budget, des décisions difficiles comme on n'en avait plus connu à ce niveau depuis les années 90. Tout le monde sera touché que ce soit au niveau de l'enseignement, de l'enseignement supérieur, de la culture, de l'audiovisuel, etc.
Des centaines de milliers d'euros
Même si l'exécutif francophone se targue publiquement d'une bonne entente, les discussions budgétaires constitueront un sérieux test pour ses membres. Pourquoi ? Parce que la réforme du statut des enseignants pourrait coûter des centaines de millions d'euros dans un premier temps, et qu'elle doit normalement entrer en vigueur en septembre 2027, lorsque les premiers étudiants qui auront fini le nouveau cursus de quatre ans seront sur le marché du travail. Elisabeth Degryse dit qu'elle est prête à en discuter, mais la ministre Glatigny (MR) qui porte le dossier veut continuer d'avancer. On s'attend donc à des discussions difficiles.
Mais la question fondamentale réside dans le fait de savoir si, oui ou non, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles va mettre fin à certaines politiques. Pour l'heure, rien n'étant exclu, ceux qui bénéficient de ces financements sont inquiets.
Quant aux organismes publics qui dépendent de la Fédération (RTBF, ONE, etc.) on voit mal le gouvernement ne pas leur imposer un gel de l'indexation de leurs moyens, voire une réduction de ceux-ci.
