Nuisances des avions: le gouvernement flamand active une motion en conflit d'intérêt contre les décisions de Jean-Luc Crucke
Le gouvernement flamand a annoncé vendredi l'activation d'une motion en conflit d'intérêt contre les mesures annoncées par le ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke (Les Engagés) dans le dossier de la gestion des nuisances liées aux activités de l'aéroport national.

- Publié le 23-10-2026 à 17h02

Celui-ci avait annoncé le 1er octobre dernier une série de mesures pour réduire les nuisances sonores subies par les riverains de l'aéroport situé à Zaventem, en Flandre, à deux pas de la Région bruxelloise.
Au menu, notamment: une descente en continu moins bruyante des avions à l'approche de l'aéroport, l'étude d'une augmentation à 4000 pieds de l'altitude de captation des avions avant la descente, le décollage depuis le seuil de piste en dehors des périodes de pics. Telles sont quelques-unes des mesures mises sur la table jeudi par le ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke pour réduire les nuisances subies par les riverains de l'aéroport de Bruxelles-National.
Le ministre a également annoncé des mesures structurelles à terme dont la mise en place de la loi aérienne, mais pas avant 2027.
Il était aussi alors question d'une "clarification" de l'instruction aux contrôleurs aériens sur la façon d'appréhender le critère du vent et celui des rafales, déterminant dans la décision de basculement dans et en dehors du système d'utilisation préférentielle des pistes.
Dans ce cadre, le ministre fédéral demande de faire passer la norme actuelle de vent de 7 noeuds avec rafales à 8 noeuds en moyenne (de vent arrière) pour les pistes 25 et 07.
La Flandre s'y oppose, si l'on en croit le ministre-président Mathias Diependaele (N-VA), car elle craint que cela n'engendre un survol accru de la périphérie flamande de Bruxelles. Les modifications requièrent selon celui-ci une analyse en profondeur des conséquences, en premier lieu sur le plan de la sécurité aérienne, et avec une attention pour les riverains.
La procédure requiert un vote du Parlement flamand dont l'issue fait peu de doutes.
L'adoption de la motion entraînera la suspension des mesures pour une durée de 60 jours.
La question sera portée au Comité de concertation composé de représentants du gouvernement fédéral et de ceux des entités fédérées.
