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"Au lendemain d'un Comité de concertation, on a une explosion d'appels"

Le 107 est le numéro gratuit où toute personne peut faire part de ses états d'âme dans l'anonymat. A l'œuvre depuis 61 ans, le Téléaccueil paraît plus que nécessaire au temps du coronavirus. Alors que les experts s'inquiètent de l'impact de la crise sanitaire sur la santé mentale, la ligne d'écoute tente de pallier ces effets "Covid" sur le psychisme des citoyens. La Libre vous propose de plonger dans le quotidien d'un "écoutant" bénévole pour le Téléaccueil de Bruxelles, confronté à la détresse, la solitude, l'inquiétude et l'angoisse.

Camille Calvier
"Au lendemain d'un Comité de concertation, on a une explosion d'appels"
©DEMOULIN BERNARD

"Voici la salle de convivialité, qu'il soit 3h du matin ou 3h de l'après-midi, c'est là que viennent les bénévoles ", commence Pascal Kayaert, le président du Téléaccueil bruxellois, en présentant la pièce munie d'une table sur laquelle sont disposées des friandises. Chaleureuse, la kitchenette a revêtu ses décorations de Noël. La salle de pause débouche sur le bureau d'écoute, où se trouvent un ordinateur et un téléphone fixe, où les 70 bénévoles du Téléaccueil de Bruxelles se relaient 24h sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an pour écouter des personnes qui "cherchent quelqu'un à qui parler".

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