Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Laissez-nous entrer en prison et accéder aux détenus": les services externes bloqués aux portes des prisons bruxelloises

Covid, surpopulation, grèves… Bloqués à l'entrée, les services externes ne peuvent plus exercer leurs missions.

"Laissez-nous entrer en prison et accéder aux détenus": les services externes bloqués aux portes des prisons bruxelloises
©BELGA

Depuis mercredi soir, plusieurs syndicats (CGSP et SLFP) d'agents pénitentiaires ont entamé une grève de 48 heures dans les trois prisons bruxelloises de Saint-Gilles, Forest et Berkendael. Ils mettent ainsi à exécution le préavis déposé un mois plus tôt pour protester contre la surpopulation carcérale, le manque de personnel et la vétusté des installations.

Jeudi dernier, dans un courrier adressé au ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), le Conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP) réclamait des mesures urgentes pour limiter les nouvelles incarcérations et faire sortir tous les détenus qui peuvent l'être. En raison de l'épidémie de Covid et de la surpopulation, les prisons sont de nouveau au bord de l'implosion, alerte le CCSP. Trop peu nombreux, face à des détenus à cran, les membres du personnel pénitentiaire écopent aussi de la situation. "On a fait des essais pour laisser 30 minutes aux agents pour manger, mais cela ne fonctionne pas encore", indiquait jeudi, à Belga, le délégué syndical CGSP à la prison de Saint-Gilles.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...