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La Belgique face à une problématique de plus en plus criante: "On passe à côté de 70 meurtres par an"

Faute de médecins légistes suffisants, de nombreux décès violents ne font pas l'objet d'autopsie et bon nombre de meurtres passent sous le radar.

Professeur de médecine légale à l'ULiège Philippe Boxho médecin légiste laboratoire labo
Philippe Boxho déplore le manque de médecins légistes en Belgique. ©Mathieu Golinvaux

La Belgique ne compte plus que 16 médecins légistes pour procéder aux autopsies dans le cadre de décès suspects, dont… deux pour la circonscription Bruxelles-Brabant wallon. Le constat est alarmant et a pour conséquences que de nombreux meurtres passent sous le radar.

"À l'époque, on nous requérait pour toutes les morts violentes et suspectes. Désormais, on n'intervient plus que pour les morts suspectes", explique Philippe Boxho, médecin légiste et professeur à l'université de Liège. "Cela signifie qu'avant, nous voyions tous ceux qui mourraient de pendaison, d'un coup d'arme à feu, de prise de médicaments, d'overdose, etc. Aujourd'hui, on ne voit que les cadavres issus du tri de la police."

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