La réforme du chômage devrait réduire de 11 milliards les dépenses en prestations sociales de l'Onem
L'impact budgétaire de la limitation de la durée des allocations de chômage devrait être de 11,3 milliards d'euros sur les dépenses en prestations sociales de l'Office national de l'Emploi (Onem) d'ici 2030.

- Publié le 26-03-2026 à 16h59

Alors que les premières exclusions ont eu lieu en début d'année, un peu plus de 172.000 personnes ne bénéficieront plus d'allocations de chômage d'ici juillet 2027, selon les dernières estimations de l'Onem présentées jeudi, à l'occasion de la publication de son rapport annuel.
Et c'est sans surprise la mise en oeuvre de "la plus grosse réforme depuis la construction de l'assurance chômage" qui a majoritairement occupé le personnel de l'Office l'an dernier, a expliqué l'administrateur général Jean-Marc Vandenberghe. "Ce n'était pas une mince affaire", vu les délais "relativement courts" laissés aux différents acteurs du secteur. L'Onem a notamment dû envoyer environ 200.000 courriers pour signifier aux chômeurs à quel moment leurs allocations allaient se terminer. Il a également fallu "surstaffer" le call-center pour répondre aux nombreux appels téléphoniques (30.000 appels en rapport avec la réforme entre septembre et décembre). En plus du travail habituel, "il a fallu traiter plus de 100.000 demandes de calcul du passé professionnel. La charge de travail a été énorme", a relevé M. Vandenberghe.
La réforme est désormais entrée en vigueur, par vagues, et les services d'étude de l'Onem vont monitorer les mouvements: qui dépendra d'un autre système? Qui a repris une formation? Qui a trouvé du travail? Si certains changements de comportement peuvent être remarqués, "il est trop tôt pour en tirer des conclusions", relève l'administrateur général.
