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De Grande, pour le meilleur en mode accessible

La salle de ventes Coronari est chargée de négocier le stock du grand antiquaire de la région brugeoise.

Philippe Farcy
Cette très belle crédence italienne du XVIIe siècle, en noyer, fait partie de la vente De Grande. On l'attend entre 1 500 et 3 000 €.
Cette très belle crédence italienne du XVIIe siècle, en noyer, fait partie de la vente De Grande. On l'attend entre 1 500 et 3 000 €. ©DR

Paul De Grande est une importante figure du marché de l'art belge. Jadis, dans les années quatre-vingt et nonante, les marchands de l'Europe entière se retrouvaient dans le domaine castral du jeune antiquaire globe-trotter. Il parcourait le monde, chargeait des conteneurs, les ramenait à Anvers et de là, à Snelleghem. Tous les trois ou quatre mois, il y avait dans le parc et au rez-de-chaussée du château, plus de cent marchands venus pour une journée, pour quelques minutes, le temps de présenter les meubles et lots décoratifs au cul du camion. Un système d'enchères à l'envers attribuait le lot à la première personne qui levait le bras. C'était inouï et totalement impensable de nos jours, du fait des changements de goûts.

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