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Le BIFF: Les vingt ans de la nouvelle vague coréenne

Le début de ce tsunami culturel, fruit d'une politique volontariste remonte à tout juste vingt ans. "Trois événements charnières ont eu lieu en 1996 , note Chang Yeong-yeop, journaliste à "Cine21", principale revue de cinéma coréenne .

Alain Lorfèvre, En Corée du Sud
Le BIFF: Les vingt ans de la nouvelle vague coréenne
©BIFF 2016

Avec onze films dans la programmation du Festival du Film fantastique de Bruxelles (BIFFF), la Corée du Sud se taille la part du lion - pardon : du tigre. Depuis le milieu des années 1990, tous genres confondus, la korean touch a distillé les œuvres, régulièrement détonantes et décoiffantes, de ses réalisateurs dans les plus grands festivals internationaux.

Au BIFFF, Kim Ki-duk fit une entrée remarquée en 2001 avec "L'Ile", primé d'un Corbeau d'or. Trois ans plus tard, le réalisateur serait adoubé à six mois d'intervalle aux festivals de Venise et de Berlin, avec deux films différents - un cas unique. En quinze ans, ses compatriotes, dont Bong Joon-ho ("The Host", 2007) et Park Chan-wook ("Thirst", 2010) ont ramené du BIFFF trois autres Corbeaux d'or et deux d'argent. Peu de cinématographies peuvent se féliciter d'un tel palmarès.

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