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"La Route d'Istanbul": une mère contre le djihad

Rachid Bouchareb aborde, de biais, le thème de la radicalisation islamiste. Entretien.

Hubert Heyrendt, À Berlin
66th International Film Festival in Berlin, Germany, 15 February 2016. Photo call 'Road to Istanbul': director Rachid Bouchareb. The film is presented in the Panorama Special Section at the 'Berlinale', which runs from 11 to 21 February. PHOTO: RALF HIRSCHBERGER/dpa Reporters / DPA
66th International Film Festival in Berlin, Germany, 15 February 2016. Photo call 'Road to Istanbul': director Rachid Bouchareb. The film is presented in the Panorama Special Section at the 'Berlinale', which runs from 11 to 21 February. PHOTO: RALF HIRSCHBERGER/dpa Reporters / DPA ©Reporters / DPA

Quand Rachid Bouchareb dévoilait "La Route d'Istanbul" au Festival de Berlin en février dernier, le réalisateur d'"Indigènes" ne savait évidemment rien des attentats qui frapperaient Bruxelles quelques semaines plus tard. Pas plus qu'il ne connaissait, quand il s'est lancé dans la rédaction du scénario de ce film qui sort en salle mercredi prochain (*), que Paris serait à nouveau endeuillé en novembre 2015. "La Route d'Istanbul" traite pourtant de la radicalisation islamiste. Mais indirectement, du point de vue non de l'apprenti djihadiste mais de celui d'une mère du Brabant wallon (magnifique Astrid Whettnall), prête à tout pour retrouver sa fille de 18 ans (Pauline Burlet), convertie à l'islam et en route pour la Syrie...

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