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Jacques Doillon : "Je ne voyais que Vincent Lindon pour jouer Rodin"

Entretien Fernand Denis
Jaqcues Doillon realisateur
Jaqcues Doillon realisateur ©Johanna de Tessieres

Le Festival de Cannes aime les retours. La 70e édition a organisé celui de Jacques Doillon qui fait partie de la légende cannoise avec la projection houleuse, chahutée de bout en bout de "La Pirate" en 83. Cette fois, il revient accompagné de deux valeurs sûres : Rodin et Vincent Lindon.

"Au départ, on m'a proposé un film documentaire que j'ai vite refusé car j'ai besoin que ce soit incarné, besoin d'avoir des acteurs", raconte Jacques Doillon. S'il a les cheveux blancs désormais, le réalisateur français a conservé dans le regard, cette énergie, cette fièvre, cette passion qui font vibrer ses films depuis 45 ans. Il était l'incarnation du cinéma d'auteur dans les années 80-90 avec "La Puritaine", "La vengeance d'une femme", "Le petit Criminel" et bien sûr "Ponette".

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