Découvrez les films les plus attendus de la rentrée ciné
- Publié le 05-09-2017 à 08h46
- Mis à jour le 05-09-2017 à 09h04

Chaque semaine, jusqu'à la fin de l'année, il y aura un film en provenance de la Croisette. "Star Wars 8", "Detroit", "Coco", "Au revoir là-haut", "Le sens de la fête", quelques-uns des films très attendus. Schoenaerts par-ci, Schoenaerts par-là, Matthias est à l'écran depuis 25 ans.
Cannes impose son rythme
Plus que jamais, le festival de Cannes va marquer les prochains mois dans les salles. On peut même dire, qu'il a sonné la rentrée, le 23 août dernier avec la sortie du "coup de cœur" et du grand prix du jury : 120 battements par minute. Dès lors, il va imposer son tempo, un film cannois par semaine, parfois davantage.
Mercredi prochain, ce sera Barbara, un biopic de Mathieu Amalric sur la chanteuse incarnée par Jeanne Balibar. Mais aussi Otez-moi d'un doute, une comédie emmenée par François Damiens et Cécile de France qui a réjoui la Quinzaine. Le 13, ce sera Les Proies, le remake d'un film de Don Siegel avec Clint Eastwood, abordé d'un point de vue féminin par Sofia Coppola. Le 27, on verra Faute d'amour (Loveless) d'Andrej Zvyagintsev. Le nouveau film du réalisateur de "Leviathan" offre une leçon de mise en scène tout en se rapprochant du grand public. Toujours le 27, Un beau soleil intérieur de Claire Denis, qui ouvrait la Quinzaine des réalisateurs, est en quelque sorte un solo de Juliette Binoche. Haneke proposera son Happy End - façon de parler -, le 11 octobre. Alors que le 18, Robert Pattinson joue au mauvais garçon dans Good Times des frères Safdie.
Le 25 octobre, c'est carrément le patron du festival, Thierry Frémaux, qui est à l'affiche avec sa compilation des films des frères Lumière.
Le 1er novembre, pas moins de trois films en provenance de la Croisette sont de sortie : D'après une histoire vraie de Roman Polanski, The Killing of a Sacred Deer du Grec qui a la cote Yorgos Lanthimos et la Caméra d'or Jeune femme. La semaine du 8, un ancien palmé, Laurent Cantet, est à l'affiche avec L'Atelier, présenté à "Un certain regard". Et puis, le 15, ce sera You Were Never Really Here, le film doublement primé de Lynne Ramsay qui a valu le prix d'interprétation à Joaquin Phoenix. Il faudra attendre le mercredi suivant, le 22 novembre pour voir enfin la Palme d'or : The Square du Suédois Ruben Ostlund.
Quelques films événements très attendus
Avec une moyenne de huit nouveaux films par semaine et des pointes à 12, voire 15 films autour de la Toussaint, un événement chasse l'autre.
On n'attendait pas forcément Denis Villeneuve ("Incendies") aux commandes de la suite d'un blockbuster mythique : "Blade Runner". L'association du réalisateur canadien, de la paire Harrison Ford et Ryan Gosling, et du film culte est particulièrement excitante. Patience jusqu'au 4 octobre pour Blade Runner 49. Autre gros morceau, le huitième épisode de Star Wars, dont le lancement est programmé le 13 décembre. On se réjouit aussi de revoir du Soderbergh sur grand écran avec Logan Lucky (1/11), starring Daniel Craig. Un nouveau film de Kathryn Bigelow est toujours un événement, Detroit sera sur les écrans le 11 octobre. Coco redonnera-t-il du lustre à Pixar qui a vendu son âme à Disney ? Avis aux fashionistas, le dessin animé ne doit rien à Chanel, Coco est un apprenti guitariste.
Chez les Français, le buzz fonctionne à fond autour de la Caméra d'or, Jeune femme, qui fera d'ailleurs l'ouverture du festival de Namur avant de sortir le 1er novembre. Auparavant, on aura pu découvrir la révélation de la semaine de la critique Petit paysan qui a fait une razzia de prix au festival d'Angoulême. Pour ce qui est des gros morceaux, la transposition à l'écran du Goncourt 2013, Au revoir là-haut par Albert Dupontel sera visible dès le 25 octobre. Les intouchables Toledano et Nakache sont de retour avec Le Sens de la fête (4/10). Guillaume Gallienne aussi avec Marilyne et Alain Chabat avec Santa et Cie à quelques encablures de Noël. Logique. C'est à la même époque qu'on pourra voir sur quel ton Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney traitent des rapports de Romain Gary et sa mère dans La promesse de l'aube.
Et si, le Borg/McEnroe tourné par Stellan Skarsgard, venait smasher tous les pronostics du box-office ?
Matthias Schoenaerts à tous les temps
L'événement de la rentrée ciné en Belgique, c'est Le Fidèle avec Matthias Schoenaerts. Le nouveau film de Mickael Roskam est d'ores et déjà chargé de représenter la Belgique aux Oscars avant même sa sortie, le 4 octobre. Auparavant, il aura été projeté à Venise, comme Tueurs de François Troukens, un ancien braqueur de fourgons passé derrière la caméra pour mettre en scène son passé. Découvert à la Berlinale où il s'était déjà adjugé le Prix du public, InSyriated de Philippe van Leeuw a accompli une triomphale tournée des festivals pour atteindre les écrans le 11 octobre après le gala d'ouverture du Film Fest Gent. En parlant de festival, Laissez bronzer les cadavres, réalisé par le duo Hélène Cattet et Bruno Forzani, a été présenté en première mondiale à Locarno et transitera par Toronto avant d'arriver en temps fort du Fiff à Namur, première semaine d'octobre.
Au cours de ce dernier trimestre de 2017, le cinéma belge francophone se penche sur son passé avec son opération "50" dont une projection phare se déroulera le 15 septembre à Bozar : C'est arrivé près de chez vous, 25 ans après Cannes. Bozar accueillera aussi le 23 octobre la projection du Marquis de Wavrin, cet aristocrate qui a fui la Belgique pour l'Amérique latine à la fin des années 20 pour y devenir le premier homme blanc à filmer les Indiens "réducteurs de tête". Un trésor découvert dans les collections de la Cinémathèque.
La même Cinematek et Flagey proposent par ailleurs d'aller à la rencontre des jeunes réalisatrices flamandes, plus discrètes que leurs collègues masculins, mais souvent plus subtiles aussi. On verra jusqu'au 28 octobre, les œuvres de Cecilia Verheyden (Achter de Volken), Fien Troch (Home), Patrice Toye (Rosie) ou encore My Queen Karo de Dorothée Van Den Berghe avec un Matthias Schoenaerts époustouflant (son meilleur rôle ?).
Décidément, l'homme est à l'honneur, puisque les spectateurs attentifs le reconnaîtront, peut-être, tout gamin, dans Daens qui connaît une restauration et une ressortie en octobre pour ses 25 ans.
