"La confiance est rompue" pour les grands éditeurs au festival d'Angoulême : l'édition 2026 "compromise"
Les grands éditeurs de BD ont rejeté vendredi le nouvel appel à projets annoncé jeudi par le festival d'Angoulême pour tenter de sortir de la crise, jugeant l'édition 2026 "compromise" en l'état, selon une déclaration de leur syndicat à l'AFP.

- Publié le 14-11-2025 à 11h44

"La confiance est rompue. Nous attendons une réponse forte des pouvoirs publics qui doivent prendre la main pour proposer une solution qui satisfasse les différents partenaires. Sinon l'édition 2026 est compromise et le festival ne s'en remettra pas", a estimé Benoit Pollet, président du groupe BD du Syndical national de l'édition (SNE).
Jeudi, l'association propriétaire du festival de BD d'Angoulême (FIBD), plus grand rendez-vous mondial du secteur, a lancé un nouveau processus de sélection du futur organisateur de l'évènement et annulé sa décision contestée de reconduire la société 9e Art+, aux manettes depuis 2007 et critiquée de toutes parts.
L'association a aussi décider d'écarter d'emblée 9eArt+ de ce nouvel appel d'offres, espérant calmer la fronde d'auteurs et d'éditeurs qui appellent à boycotter le festival.
Dans sa réaction à l'AFP, le SNE, qui représente 24 éditeurs dont Casterman, Glénat, Delcourt ou Bayard, critique durement la proposition de l'association et de sa présidente Delphine Groux, qui a été, selon le syndicat, "une fois de plus élaborée sans concertation avec les partenaires du festival".
"Après avoir refusé de prendre en compte nos recommandations, après être revenue sur ses engagements, après avoir été l'artisan de ce chaos, elle (Delphine Groux, NDLR) ne peut pas piloter un nouvel appel à projets", tranche M. Pollet, par ailleurs directeur général des éditions Glénat.
La 52e édition du festival d'Angoulême doit se tenir du 29 janvier au 2 février.
