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Amélie Nothomb : "L'art sert à retrouver le goût des choses quand on est au comble du dégoût"

L'autrice la plus populaire du Royaume s'apprête à déferler sur la rentrée littéraire avec "L'adolescence du perroquet", roman jubilatoire et mordant plus révélateur qu'il n'y paraît.

Philippe Manche
Amélie Nothomb: portrait de Jean-Baptiste Mondino
Amélie Nothomb: portrait de Jean-Baptiste Mondino ©Jean-Baptiste Mondino

C'est dans son bureau, au rez-de-chaussée de son éditeur Albin Michel, dans le XIVe arrondissement, qu'Amélie Nothomb nous a fixé rendez-vous le 9 juillet dernier, jour de ses soixante printemps. Un "Tout bon anniversaire" plus tard et d'à-propos, on découvre une petite pièce de trois ou quatre mètres carrés à vue de nez avec des montagnes de courrier. Enveloppes qu'elle ouvre quotidiennement et auxquelles l'intéressée passe plusieurs heures à répondre. "Je suis à ma connaissance le seul écrivain au monde à avoir un bureau chez son éditeur sans pour autant exercer de responsabilités éditoriales, lâche-t-elle en souriant. C'est-à-dire qu'à part répondre à mon courrier et vous recevoir, je n'y fais strictement rien". Et de glisser une allusion au célèbre personnage de bande dessinée créé par André Franquin. "Un jour, je pourrai construire des cathédrales de courrier en retard comme Gaston Lagaffe dans un célèbre gag".

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