Emile et Audrey se sont partagé zéro faute

J. R.

Dans certaines salles où s'arrête le Balfroid, les lauréats doivent, pour parvenir au podium, presque s'extraire en force de la foule qui se presse. Pas question de ça au centre sportif roi Baudouin de Jodoigne, où il y a tant d'espace que l'on put même, samedi, disposer des chaises - d'habitude, on s'assoit par terre - et ménager des aires, par où passèrent les enfants appelés à poursuivre leur route vers la grande finale de Bruxelles.

Les deux meilleurs de samedi furent Audrey Paquet, du Collège Cardinal Mercier de Braine-l'Alleud, et Emile Beguin, de l'Ecole Notre-Dame de Céroux-Mousty.

On le sait déjà, le champion provincial, c'est Emile: moins de fautes dans les dix mots isolés. On l'a dit aussi: les deux enfants furent cool au micro, devant tout le monde. Ensuite, ils se sont encore un peu racontés.

L'IMPORTANCE DU DICO

"Ce qui me permet d'avoir une bonne orthographe, c'est, je pense, de lire le dictionnaire des noms communs´, analyse Emile. Le dico est un outil choisi par Audrey aussi, surtout la semaine qui a précédé la dictée: beaucoup de mots regardés dedans, à la maison. Et révision des dictées et des fautes qu'elle avait faites naguère.

Naguère, ce fut, pour les deux lauréats, une préparation classique, à l'école et chez eux, notamment avec les dictées publiées dans"La Libre´ et le livre"La dictée du Balfroid´.

EN PLUS DE L'ÉCOLE

"Le samedi, je vais à l'école chinoise. Et je fais aussi du piano et du solfège. Et voilà´

Dit Audrey. Emile présente à son tour son programme extra-scolaire hebdomadaire: "Je fais les louveteaux, du catéchisme et du théâtre.´

Pour la finale, la préparation, ça va être "peut-être un peu plus sérieux, parce que la finale, c'est beaucoup plus dur que la demi-finale´, prévoit Audrey, qui pense que "ça va aller´ et aimerait faire, le 27 avril au Heysel,"le moins de fautes possible´. Gagner? "On verra bien´, dit-elle.

Etre champion provincial,"c'est déjà bien mais gagner (en finale), ce serait encore un grand pas en avant´, estime Emile. "Et je remercie ceux que je côtoie, parce que c'est eux qui m'ont encouragé à faire le Balfroid. Sans eux, je pense que je n'y serais jamais venu´, tient-il encore à dire.

© La Libre Belgique 2002

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